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Secrets et sagesse des lois naturelles



Ce texte est extrait du livre " Secrets et sagesse des lois naturelles "

Qu’est-ce qu’une loi de la nature ?

Si nous observons la nature qui nous environne, il est possible à chacun d’entre nous de constater que les phénomènes naturelles ne se déroulent pas n’importe comment, d’une manière variable d’un moment à l’autre, mais qu’au contraire ils se reproduisent régulièrement, d’une manière identique et constante dans le temps : les saisons se suivent toujours dans un même ordre, les planètes parcourent des orbites précises, chaque plante croît d’une manière définie, à une époque déterminée.

Cette régularité et cette immuabilité nous font apparaître ces phénomènes comme étant soumis à des règles précises et immuables. Ces règles sont ce que l’on appelle les lois. Les lois sont donc les règles constantes auxquelles sont assujettis les phénomènes se déroulant dans la création.

Les conséquences de l’action de nombreuses lois nous sont déjà familières. Elles sont devenues ces évidences, ces choses si logiques que, rendus attentifs à leur sujet, nous nous exclamons un peu impatient : « Mais bien sûr ! C’est évident ! »

Il est évident, par exemple, que nous ne sortons pas du 3ème étage d’une maison par la fenêtre. Il est aussi évident que nous ne posons pas notre verre à côté de la table. Nous ne nous attendons pas non plus à récolter du blé si nous avons semé de l’avoine, etc.

Ces faits sont si évidents pour nous que nous ne réfléchissons même plus que s’ils le sont, c’est parce qu’il existe un ordre strict, prédéterminé et immuable dans lequel tous les phénomènes se déroulent.

La différence entre les lois humaines et celles de la nature

Il y a cependant une grande différence entre les lois de la nature et les lois promulguées par les êtres humains pour régir leurs rapports en société. Les lois humaines sont souvent modifiées ou remplacées par des nouvelles lois, alors que les lois de la nature demeurent toujours identiques à elles-mêmes et ne subissent jamais de modifications. En outre, les lois humaines ne sont que l’expression de désirs, elles expriment une ligne directrice qu’il est souhaité que chacun respecte pour favoriser une vie commune harmonieuse, mais elles ne sont pas une réalité contraignante comme les lois naturelles.

Parmi les lois humaines figure le code de la route. D’après ce code, les conducteurs de voiture automobile doivent circuler à droite. Cette convention a pour but d’éviter les collisions. Cependant, aller à l’encontre de cette loi en circulant à gauche est quelque chose de tout à fait possible. Il est par contre impossible d’aller contre la loi de la pesanteur, loi qui fait qu’un objet placé dans le vide ne peut s’y maintenir, mais tombe jusqu’à ce qu’il rencontre un corps qui lui oppose une force égale ou supérieure. Le fait que l’objet tombe n’est pas un souhait exprimé sous forme de loi, mais la description d’une réalité contraignante, obligatoire et inévitable

Les lois de la nature expriment donc comment les choses sont et non comment l’on souhaite qu’elles soient. Elles décrivent cette réalité extérieure que l’on ne choisit pas, mais qui s’impose à nous, cette réalité incontournable sur laquelle il faut se baser.

Etant des descriptions de la façon dont les phénomènes se déroulent, les lois de la nature sont très nombreuses. Il existe même une foule de lois que l’on peut appeler lois particulières, car chacune d’elles se limite à consigner un fait ou un autre. Cependant, en prenant du recul, en essayant de voir au-delà des apparences, il est possible de découvrir que beaucoup de lois particulières ne décrivent au fond qu’un même et unique processus qui peut être énoncé sous forme d’une loi générale. La multitude des lois particulières peut donc être ramenée à un nombre restreint de lois générales, ou grands principes, d’après lesquels la création fonctionne.

Parmi celles-ci, on compte la loi de cause à effet, la loi de l’attraction des affinités, la loi du mouvement, la loi de l’équilibre, etc.

Pour illustrer l’activité des lois, prenons l’exemple de la loi de l’attraction des affinités qui s’exprime généralement en disant que « les semblables s’attirent ».

Exemple de la loi de l’attraction des affinités

Il est souvent possible de constater en thérapie qu’un même traitement produit des effets très différents suivant le patient à qui il a été appliqué. Certaines personnes réagissent très bien à une plante donnée, alors que chez d’autre – et pour un même problème de santé – elle ne fait pas d’effet ou, pire, un effet négatif. Il en va de même avec les traitements par acupuncture, hydrothérapie ou homéopathie, qui réussissent très bien sur un patient mais pas sur l’autre. Il est bien connu aussi que d’être à la montagne convient à certains, d’autres se trouvant mieux à la mer. Si ces différences d’efficacité existent, c’est, comme le dit très justement l’expression populaire, que « l’on est en affinité ou non avec le traitement ».

Depuis toujours, l’importance de cette loi a incité les thérapeutes à rechercher les relations d’affinité entre les différents moyens thérapeutique (plantes, remèdes, aliments, etc.) et les différents genres de patients. Cette recherche a conduit à la découverte des tempéraments. Il y a quatre tempéraments de base : le sanguin, le mélancolique, le colérique et le lymphatique. Chaque tempérament est en affinité avec des choses bien précises.

Une personne de tempérament lymphatique, par exemple, tempérament qui correspond à l’élément eau, aime la tranquillité, le calme. Il séjourne volontiers au bord de l’eau (lac, rivière, mer), réagit bien aux algues, à l’hydrothérapie, aux plantes médicinales sous forme liquide (tisane, teinture-mère,…).

Le tempérament opposé, le tempérament colérique régit par le feu, aime au contraire l’action et ne supporte pas très longtemps un entourage ou une vie calme. Cela le rend même malade, car il ne peut dépenser toutes les forces qu’il a en lui. Les sports et l’excercice physique lui conviennent donc mieux que le repos, les bains solaires mieux que l’hydrothérapie, les plantes en comprimés mieux que les tisanes, etc.

La description des tempéraments est toujours caricaturale et extrême. Dans la réalité, ils ne se manifestent jamais sous une forme pure. Chacun de nous est un mélange des différents tempéraments, mélange dans lequel prédomine un tempérament ou un autre.

Le grand art en médecine consiste à trouver l’affinité qui existe entre le tempérament du malade et les moyens thérapeutiques conseillés.

Les contraires se repoussent

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la loi de l’affinité se manifeste aussi lorsque nous ressentons une aversion envers quelque chose, un aliment donné par exemple, ou un remède que l’on prend déjà depuis un certain temps. Cela s’explique facilement. En effet, en vertu de la loi, si les semblables s’attirent, cela implique aussi que les contraires, eux, se repoussent. Lorsque un aliment ne nous convient pas, nous ne sommes pas attiré vers lui. Il aura un effet « repoussant » sur nous. Nous n’avons pas envie de le manger, parce que notre corps sait qu’il ne lui fera pas du bien. Il sera écarté de notre régime par la sensation de dégoût que suscite sa vue ou son odeur. De même, la prise d’un remède sur une longue période peut amener l’organisme à un stade de saturation qui le fait refuser toute nouvelle prise. Ce refus permet d’éviter des effets négatifs et protège l’organisme.

Le système immunitaire, dont il est tant question de nos jours, fonctionne d’après la loi de l’affinité. Son rôle est en effet de distinguer le soi du non-soi. Il accepte donc tout ce qui est en affinité avec l’organisme, mais neutralise, détruit ou rejette tout ce qui ne l’est pas : les microbes, les cellules cancéreuses, les protéines étrangères, etc.

Le processus de rejet de ce qui est dissemblable peut avoir lieu pendant une période extrêmement longue ou au contraire très courte. Des années sont parfois nécessaires à l’organisme pour rejeter des corps étrangers (échardes, éclats d’obus) logés dans ses tissus, mais il n’abandonne pas ses efforts jusqu’à ce qu’il ait atteint son but. Dans d’autres cas, le rejet du contraire est rapide, violent et court. C’est le cas avec les vomissements, la toux, les diarrhées, les accès de sueur et spécialement les allergies, qui peuvent se déclencher dans les secondes qui suivent le contact avec l’allergène.

Action de la loi de l’affinité au niveau de l’âme

La loi de l’attraction des affinités agit aussi au niveau de l’âme. Elle fait que les êtres qui ont des traits communs s’attirent, alors que ceux qui n’en ont pas se « repoussent ». Il est facile d’observer dans n’importe quel groupement humain que « qui se ressemble, s’assemble » comme dit le proverbe. Si deux artistes, un sportif et un bricoleur se retrouvent autour d’une table, très vite, ce sont les deux artistes qui, par attraction des affinités, créent des liens et sont en grande conversation.

Cette tendance toute naturelle d’attraction des semblables se concrétise dans les innombrables clubs, groupements, partis, sociétés,… qui rassemblent des gens animés par un même intérêt ou un même idéal.

L’attraction du semblable fait aussi que nous apercevons avant tout chez autrui ce qui est pareil chez nous, c’est-à-dire les qualités et les défauts que nous partageons avec eux. Les gens entreprenants remarquent surtout les gens entreprenants, les personnes déprimées, elles, les personnes qui, comme elles, dépriment.

Même les moqueries et les sarcasmes, qui peuvent aller jusqu’à une haine farouche, sont soumis à cette loi. Le moqueur voit dans la personne dont il se moque une qualité que lui-même possède, mais qu’il n’utilise pas. Cela l’irrite, il s’en afflige et devient agressif. Cette agressivité, il ne peut la manifester que contre quelque chose qu’il voit, donc qu’il remarque par affinité. Cela correspond à voir la paille dans l’œil de son prochain, mais ne pas voir la poutre dans le sien.

En effet, certaines personnes qui s’efforcent de s’améliorer désespèrent parfois de ne pas posséder un moyen objectif de se voir telles qu’elles sont, pour pouvoir agir efficacement sur leur développement personnel. Pourtant, ce moyen existe. Il leur est justement fourni par la loi d’attraction des affinités : tout ce qui nous irrite chez les autres, ce sont des défauts qui nous sont propres, des défauts sur lesquels nous pouvons par conséquent travailler.

En effet, certains défauts que possèdent autrui nous ne les remarquons pas ou, si les événements font que nous les voyons, ils ne nous irritent pas. Ils ne nous touchent pas, car nous ne sommes pas en affinité avec eux. La situation suivante peut ainsi avoir lieu : un ami à vous est tout irrité contre une connaissance qui vous est commune à cause de cet « horrible » défaut de paresse qu’elle possède. Vous-même n’avez cependant jamais remarqué que cette connaissance est paresseuse. Cela provient tout simplement du fait que vous ne partagez pas ce défaut avec elle, alors que c’est bien le cas pour votre ami.

Une conséquence pratique qui ressort du fait que l’âme attire ce qui est en affinité avec elle, est que si nous ne sommes pas contents de la situation que nous avons attirée – et dans laquelle nous vivons – le plus sûr moyen de la changer est, non pas de changer la situation, mais de nous changer nous-même. Effectivement, sitôt que notre état intérieur sera modifié, il ne sera plus en affinité avec la situation en question et la « repoussera », en d’autres terme, celles-ci se modifiera ou ne le touchera plus.

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Comme c’est le cas pour la loi de l’attraction des affinités, les autres grandes lois de la nature régissent tout ce qui existe, que ce soit au niveau matériel ou immatériel. Il y a donc tout intérêt à connaître les lois, afin de pouvoir mieux diriger sa vie.

Christopher Vasey