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Pourquoi 650 millions d’années d’évolution
avant que l’homme apparaisse sur terre?



La science a mis en évidence que les premières formes de vie sont apparues il y a 650 millions d’années, et qu’elles ont évolué à travers toute une chaîne d’espèces animales de plus en plus complexe, pour arriver finalement aux singes et à l’être humain.

Pour les athées, ce processus d’évolution témoigne de la non-existence de Dieu. Ils en veulent pour preuve la lenteur du processus (plusieurs centaines de millions d’années pour créer l’être humain), et le gaspillage que représente l’extinction d’innombrables espèces animales au cours de l’évolution (les dinosaures, par exemple), pour arriver jusqu’à l’homme. Mais cette conclusion est erronée et ne dépend que de l’approche utilisée, car l’évolution et l’existence de Dieu ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

Une question d’approche

Il existe deux manière d’aborder la réalité. L’approche matérialiste de la science considère que seule la matière existe. Pour elle, les animaux et les êtres humains ne sont que des corps physiques dirigés par des cerveaux (plus ou moins perfectionnés).

L’approche spirituelle considère qu’il y a davantage que la seule matière dense. Pour elle, les animaux et les êtres humains sont des corps physiques dirigés par un noyau animateur immatériel. Pour les animaux, il s’agit des différents genres d’âmes animales (l’âme de dinosaures, de chiens …) et pour l’être humain d’un esprit immatériel.

Lorsque la science se penche sur l’évolution animale, elle n’observe que leur corps. Elle affirme alors que les corps animaux, en se développant et se perfectionnant, ont aboutit au corps humain, par conséquent que l’homme descend du singe.

La notion de « singe amélioré » que serait l’être humain soulève cependant un problème. En effet, si l’être humain est physiquement très proche des grands singes, puisque seulement 1 % de leurs gènes sont différents, on observe néanmoins chez lui des capacités psychiques très nettement supérieures. Le comportement de l’être humain dépasse aussi le cadre des comportements instinctifs et émotionnels des animaux, il peut même atteindre à une manière d’agir très digne, empreinte de sagesse et dirigée par des valeurs élevées qui transcendent le plan terrestre, ce qui est hors de portée des animaux. A juste titre, les scientifiques se demandent comment un tel saut qualitatif a été possible, étant donné que l’être humain et le singe ont non seulement une structure cérébrale, mais aussi des gènes et un corps si semblables. Ils parlent d’un chaînon manquant dans le cadre de leurs connaissances, chaînon qui leur permettrait de comprendre et d’expliquer comment s’est effectué le passage du singe à l’être humain.

La théorie de l’évolution, qui dit que les corps animaux se sont peu à peu développés et perfectionnés jusqu’à aboutir au corps humain, est conforme à la réalité. Cela n’implique cependant pas que l’âme animale se soit développée parallèlement à l’évolution des corps pour devenir finalement un esprit humain. Comme l’esprit humain, les âmes animales préexistent aux corps dans lesquels elles s’incarnent. Au cours de l’évolution, grâce à la sélection naturelle et à la survivance des plus aptes, des corps aux possibilités de plus en plus grandes et diverses ont été formés , ils ont permis à toute une variété d’âmes animales aux potentialités toujours plus grandes et diverses de s’incarner. Pour finir, les âmes des singes les plus évolués ont permis le développement d’un corps suffisamment perfectionné pour recevoir un esprit humain.

Le saut qualitatif entre le singe et l’être humain ne provient donc pas d’une mutation organique quelconque, mais de la présence d’un noyau animateur différent. A partir d’un certain moment, ce ne furent plus des âmes animales qui s’incarnèrent, mais des esprits humains.

Les potentialités de l’esprit humain étant supérieures à celles des âmes des singes, il est naturel que les corps dans lesquels s’étaient incarnés des esprits humains se soient développés d’une tout autre façon que ce qui avait été le cas jusque-là. Ces corps s’ennoblirent d’une manière qui restera à tout jamais inaccessible aux singes, parce que ces derniers ne possèdent pas dans leur âme les caractéristiques requises pour ces transformations.

Pourquoi autant d’étapes au cours de l’évolution ?

La matière n’est que le matériau avec lequel s’habille ce qui est vivant, c’est-à-dire les esprits humains et les âmes animales (les âmes de dinosaures, de chiens, de vaches …) lorsqu’ils séjournent sur terre. Or, au début, il n’y avait que de la matière brute. Un être aux capacités complexes , comme l’est un esprit humain, n’aurait trouvé qu’une matière trop peu organisée pour pouvoir lui servir d’enveloppe (de corps physique). Pour d’autres êtres cependant, l’état de la matière à ses débuts était suffisant pour s’y incarner.

Par leur présence et leur activité sur terre, ces premiers êtres très simples vivifièrent la matière, ils la firent passer à un niveau un peu supérieur permettant à des âmes animales différentes et un peu supérieures de s’incarner. Des enveloppes ou corps physiques de plus en plus complexes se sont ainsi progressivement formés permettant à des créatures aux caractéristiques de plus en plus sophistiquées de s’y incarner ; jusqu’à ce que, finalement, l’esprit humain puisse s’incarner dans le corps du singe.

Le passage par toutes ces étapes était par conséquent indispensable pour que l’esprit humain dispose d’un corps suffisamment évolué pour s’y incarner.

Le but de l’évolution n’est pas l’être humain

La formation d’enveloppes de plus en plus développées n’avait cependant pas, comme but unique, de permettre à l’esprit humain de venir sur terre. A chaque étape de l’évolution, des âmes animales de genres différents (en partant des âmes les plus simples pour aller vers les plus complexes) ont aussi pu s’incarner. En s’incarnant sur terre, elles ont pu jouir de leur propre vie dans le cadre terrestre, tout en préparant la possibilité à d’autres âmes animales de s’incarner. Ces âmes animales ne sont en effet pas des esprits en devenir, mais des êtres à part entière.

L’âme du singe, par exemple, existe au même titre que l’esprit humain ou n’importe quel autre genre d’âme animale. L’âme de singe n’est pas un prototype inachevé ou imparfait d’un esprit humain. L’âme de singe est ce qu’elle est ; elle peut évoluer, mais elle reste une âme de singe. Elle est d’un autre genre que l’esprit et ne possède pas en elle les potentialités pour devenir spirituel. Ainsi, seuls les corps physiques évoluent et donnent des espèces animales différentes, ou plus précisément, donnent des corps physiques pour les différentes espèces d’âmes animales.

L’évolution, telle qu’on la connaît sur terre, n’a donc pas eu lieu avec comme but unique la venue de l’être humain sur terre, mais la venue de toutes les espèces animales. Elle a permis aux âmes de tous ces êtres de s’incarner sur terre. Les espèces animales ne sont pas apparues pour nous, mais pour elles-mêmes.

Pourquoi les extinctions massives d’espèces animales?

Au cours de l’histoire de la terre, de nombreuses espèces animales ont disparu. La disparition de leur corps physique n’a cependant pas entraîné celle de leur âme. Celle-ci existait déjà avant de s’incarner. Pour séjourner sur terre, l’âme se lie au corps, le vivifie et l’utilise. A la mort, le lien entre l’âme et le corps se rompt, et l’âme retourne dans l’au-delà. Ce n’est donc que sur terre qu’une extinction des espèces animales a eu lieu. Les âmes des espèces animales disparues continuent d’exister, mais dans « l’autre monde » !

Ce ne fut pas une erreur ni un gaspillage que tant d’espèces animales apparaissent sur terre, puis disparaissent ensuite. Elles ont pu jouir d’un séjour sur terre, avec toutes les expériences que ce séjour dans la matière dense offre. Ces âmes animales ont ainsi pu progresser en développant leurs facultés, comme l’être humain doit aussi le faire. Après cela, elles ont continué d’exister et de progresser dans l’au-delà.

L’évolution, un processus trop long ?

Que le processus évolutif se soit étendu sur des centaines de millions d’années ne doit pas non plus être ressenti comme une perte de temps ou comme provenant d’une imperfection du Créateur. Il n’y avait pas d’urgence : le but n’était pas la venue de l’homme sur terre, mais progressivement celle de toutes les espèces animales. De plus, tout âme animale qui ne jouissait pas de son existence sur terre, en jouissait dans l’au-delà.

Les notions de temps sont d’ailleurs subjectives. Pour l’être humain de la terre qui appréhende la réalité à l’aide de son cerveau aux capacités limitées, 650 millions d’années est une durée extrêmement longue, parce qu’il la compare à ses 80 à 100 années de vie terrestre. Mais pour le Divin qui vit dans l’éternité, cela ne représente qu’un court laps de temps. Ce n’est donc que pour l’être humain que Dieu apparaît comme ayant eu besoin de beaucoup de temps.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal