christopher vasey naturopathe
bandeau










    





Les mécanismes du destin



Pour beaucoup de gens, le destin étant régi par le hasard, les événements se succèdent sans raison. Ces derniers ont lieu d’une certaine manière, mais auraient tout aussi bien pu se dérouler différemment. L’observation de notre environnement montre pourtant le contraire.

Il existe des lois naturelles et un ordre naturels

Les phénomènes naturels ne se produisent pas n’importe comment, ni d’une manière variable dans le temps. Ils se déroulent au contraire de manière immuable et constante. Cette régularité montre clairement qu’ils sont soumis à des règles précises. Ces règles sont ce que l’on appelle d’une façon générale les lois de la nature.

C’est l’existence de cette régularité dans le déroulement des phènomènes qui est à la base de la science et qui lui a permis de se développer. C’est aussi grâce à l’existence de lois immuables que l’on peut parler d’un ordre naturel. Rien n’a lieu sans raison, sans cause logique et explicable. Chaque chose a sa place. Tout est arrangé en fonction des possibilités qu’offrent les lois. Ceci est au fond bien connu dans tout ce qui concerne la science, mais mis de côté lorsqu’il s’agit du destin de l’être humain. Tout à coup, il n’y a plus d’ordre et de lois, mais le hasard et l’arbitraire. Pourquoi cela?

La raison en est que, généralement, on ignore que les lois de la nature n’agissent pas seulement au niveau de la matière dense du plan terrestre, mais qu’elles sont également actives dans les plans subtils de l’au-delà et au niveau spirituel, donc en particulier sur ce qui émane de nous en tant qu’esprit. À ce niveau, elles prennent alors le nom de lois spirituelles, de lois de la Création ou de lois cosmiques.

La loi de cause à effet

Parmi les grandes lois qui régissent tout ce qui se trouve dans la Création, il faut compter la loi de cause à effet. Son action fait que chaque événement ou phénomène est une cause qui entraîne immanquablement un effet. L’effet est inévitable. Il suit avec certitude la cause et prend une forme qui lui est reliée. L’expression «il n’y a pas de fumée sans feu» illustre parfaitement ce fait.

Au niveau spirituel, la loi de cause à effet se nomme également loi des semailles et des récoltes. Elle a été enseignée par Jésus. Elle se résume en disant : «Ce que tu sèmes, tu le récolteras». Cette manière imagée d’exprimer son action nous la rend facile à saisir. Chacun a déjà pu constater que les récoltes suivent toujours les semailles et que la nature de la récolte est reliée à celle des graines semées.

S’il est clair que lorsque nous semons du blé nous récoltons du blé, de quelles semailles et récoltes s’agit-il si l’on quitte le domaine terrestre et matériel pour aborder celui du spirituel?

Les semailles spirituelles sont nos pensées, nos paroles et nos actes, car bien que se manifestant de manière terrestre, les trois sont toujours précédés d’un vouloir spirituel. À l’aide de son libre arbitre, l’esprit humain décide de ce qu’il désire, ce qui se traduit par des pensées ; il choisit également ce qu’il veut communiquer (paroles) et ce qu’il veut faire (actes).

Ces trois manifestations de son vouloir sont des semailles et engendrent des effets.

Ce que tu sèmes, tu le récolteras

À première vue, les effets de la loi des semailles et des récoltes semblent être uniquement matériels. Lorsque je frappe quelqu’un, celui-ci reçoit le coup et en souffre. Mais ceci n’est que l’effet matériel de l’action. Au niveau spirituel se rajoute un autre effet : celui qui sème est aussi celui qui récolte.

Ainsi, en plus de l’effet immédiat dans la matière s’ajoute un deuxième effet. Celui-ci concerne l’esprit humain : il rècolte ce qu’il a semé, c’est-à-dire ce qu’il a destiné aux autres. Concrétement, cela signifie que, en accord avec cette loi, celui qui a frappé récoltera ultérieurement une situation dans laquelle il sera frappé à son tour. Il a ainsi la possibilité de vivre sur lui ce qu’il a fait subir à son semblable.

Il en résulte que tout ce que l’être humain fait aux autres, il le fait en réalité d’abord à lui-même, puisque, plus tard, il récoltera exactement ce qu’il a semé. Il y a un effet boomerang. Ce qui est destiné aux autres est reçu en retour par celui qui l’a envoyé. Toutes nos actions nous reviennent; elles touchent aussi bien notre prochain que nous-mêmes. De là le conseil du Christ: «Aime ton prochain comme toi-même», ce qui se traduit dans le langage courant par la formule: «Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse».

Cette loi est au fond bien connue. Nombre d’expressions en témoignent. Lorsque quelqu’un récolte finalement ce qu’il avait destiné aux autres, nous nous exclamons: «Ce n’est pas étonnant! Il l’a bien cherché!»; «Ça devait arriver!»; «Ce n’était pas possible autrement !» Les expressions «retour de manivelle» ou «retour de bâton» ou encore «retour de flamme» illustrent également bien la chose. Le bâton avec lequel nous frappons l’autre, revient sur nous, la flamme que nous envoyons fait de même et nous brûle…

Ce ne sont que des dictons diront certain. Ils résultent cependant d’expériences vécues répétées qui témoignent de l’existence de la loi.

Quand la récolte a-t-elle lieu?

Le temps qui sépare le moment des semailles de celui des récoltes est variable.

Il peut être extrêmement court, quelques minutes, comme en témoigne l’histoire véridique qui suit. Deux personnes sont plongées dans une grande discussion. Une tierce personne arrive et, toute remplie de ce qu’elle a à dire, interrompt sans égard les deux personnes pour leur raconter ce qui lui tient tant à cœur. Quelques minutes après, son propre discours est interrompu par une quatrième personne arrivèe sur les lieux sans se soucier de rien. Mécontente de cette interruption, la troisième personne se fâche, puis brusquement se retient. Elle réalise soudain que ce qu’elle vient de vivre est exactement ce qu’elle avait imposé et qu’ainsi elle a récolté ce qu’elle avait semé.

La récolte des semailles peut parfois prendre plusieurs semaines, comme en témoigne cet autre récit. Désireux de se débarrasser de sa voiture pour en acheter une autre qui lui plaisait davantage, un automobiliste la vendit d’occasion. Pour en tirer un bon prix, il ne spécifia pas que le radiateur était un peu défectueux. Il ne mentionna qu’en passant, qu’il faudrait, peut-être à l’occasion, effectuer un petit contrôle. Avec l’argent de la vente, il acheta une nouvelle voiture. Quelques semaines plus tard, celle-ci tomba en panne… le radiateur était défectueux!

Dans d’autres cas, la récolte revient des annéaes après les semailles. Ainsi, les conséquences d’actes commis au début de l’âge adulte peuvent se manifester des dizaines d’années plus tard, lors de la vieillesse. Dans d’autres cas cependant, visiblement, la récolte ne revient pas avant la fin de la vie du semeur. Celui-ci a-t-il ainsi pu passer entre les mailles? A-t-il échappé aux récoltes?

Destin et réincarnation

Si c’était le cas, non seulement ce serait injuste, mais cela remettrait en question l’existence de la loi des semailles et des récoltes. En effet, une loi de la Création est quelque chose dont l’action est toute puissante, immuable et sans exception. Nul ne peut se soustraire à son action. Elle agit en tout temps avec une infaillibilité totale, sinon elle ne serait pas une loi. Oublis, erreurs, exceptions, arbitraire, inconstance, sont à l’opposé de la notion de loi. Mais alors, qu’en est-il de ces gens qui semblent échapper aux conséquences de certains de leurs actes, en décédant avant que la récolte ne les atteigne? Ne s’agit-il pas d’une exception?

Cette exception n’en est, en fait, pas une. Elle en a l’air, parce que la situation n’est pas abordée avec une vue assez large. En effet, si la loi est une réalité etqu’elle est sans exception, le semeur récoltera avec certitude. Or, si la récolte n’arrive pas avant la fin de la vie présente, il n’y a qu’une possibilité: c’est qu’elle reviendra après cette vie, c’est-à-dire dans l’au-delà ou lors d’une autre vie terrestre, puisque les récoltes sont liées à l’esprit humain et non à son corps terrestre. Or, à la mort, l’esprit se sépare du corps et se rend dans l’au-delà, puis se réincarne à différentes occasions sur Terre. La personne qui meurt avant de récolter les fruits de certaines de ses semailles n’échappe donc à aucune récolte et la loi n’a fait aucune exception. La récolte lui revient avec certitude dans l’au-delà ou lors d’une vie ultérieure sur Terre. Le caractère juste et sans exception de la loi conduit donc tout naturellement à devoir prendre en considération la réalité de la réincarnation.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal