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Les conséquences spirituelles de l’avortement



L’avortement est-il légitime ? Si oui, jusqu’à quand ? Si non, pourquoi ? Est-il préférable dans certains cas qu’un enfant ne vienne pas au monde ? Les réponses à ces questions fondamentales sur l’avortement diffèrent beaucoup selon le point de vue d’où l’on se place. Quelles sont les réponses que donne une approche qui tient compte de la dimension spirituelle de l’être humain ?

Problème social, problème individuel

Chaque année, plusieurs centaines de milliers d’avortements sont pratiqués en France. Le nombre de ceux qui sont officiellement enregistrés oscille entre 160 000 et 180 000. Si en règle générale le nombre des avortements est resté inférieur à celui des naissances, il y a des périodes où cela a été le contraire. Ce fut le cas pendant l’entre-deux guerres de 1919 à 1938. Des chiffres cités pour Paris font état d’une année où il y eut 150 000 avortements contre 95 000 naissances !

Le fléau que représente l’avortement dans nos sociétés est clairement mis en évidence lorsque l’on compare les vies interrompues pour cause d’avortement et celles pour cause de guerre. Des statistiques américaines montrent, par exemple, que si en deux siècles 668 000 soldats américains sont tombés au combat, quatre années seulement ont suffi pour qu’un nombre équivalent de bébés soient supprimés par avortement (700 000 avortements entre 1969 et 1972 aux USA).

Mais au-delà du drame social que représente cette pratique, il y a chaque fois un drame individuel. Il a beaucoup été question des troubles fonctionnels et lésionnels qui résultent d’un avortement pour les femmes concernées et des risques importants de fausses-couches, d’accouchements avant-terme, de grossesses extra-utérines, etc. lors de grossesses ultérieures. Cependant à côté de ces maux physiques, de plus en plus de femmes parlent des troubles émotionnels et psychiques qu’elles ont ressentis : culpabilité, douleur morale, remords intense... «Peu après l’intervention», atteste un témoignage parmi d’autres «et dans une première phase de soulagement, j’ai cru que tous mes problèmes étaient résolus. Quelle illusion ! Peu à peu, de façon douloureuse, j’ai réalisé la portée de cet acte : j’avais laissé tuer mon propre enfant ! Je m’écroulais littéralement sous le poids de cette réalité. ... J’ai vécu dans le deuil de cet acte durant 2 ½ ans. Je savais avoir commis une grande injustice sur la personne de mon enfant et pour moi-même. J’avais laissé emporter la vie de mon enfant et me le suis laissé voler alors que je l’aimais déjà. Je devenais la mère d’un enfant mort, c’était insupportable.» (Aide suisse pour la mère et l’enfant, Bâle)

Ces sentiments, qui se réveillent chez un grand nombre de femmes après leur avortement, ne sont-ils que le fruit de l’imagination et le résultat de conditionnements sociaux et religieux, ou correspondent-ils à une réalité ?

Quand la vie débute-t-elle ?

Les nombreuses discussions politiques et juridiques visant à définir le délai durant lequel un avortement peut légalement être pratiqué en début de grossesse, sous-entendent que le futur bébé n’est pas réellement humain au départ mais qu’il le devient en cours de grossesse. Dès lors, une mère ne pourrait ressentir des sentiments réels et fondés pour son futur enfant que lorsque celui-ci a cessé d’être un amas de cellules pour devenir véritablement un être humain.

Mais à quel moment cela a-t-il lieu ?Le devient-il six jours après la conception, lorsque la croissance du cerveau et de la moelle épinière devient visible sur l’embryon qui ne mesure à pas plus de trois millimètres à ce moment là? A dix jours environ, pendant que le cœur et les vaisseaux sont présents à l’état d’ébauche ? A trois semaines, lorsque le cœur se met à battre ? A cinq semaines, quand l’électroencéphalogramme cesse d’être plat ? Au milieu de la grossesse, tandis que le corps en formation se met à bouger ? Ou, seulement à neuf mois, le jour où il vient au monde et se met à respirer ?

Une approche uniquement matérialiste n’est pas suffisante pour répondre à cette question, car le fonctionnement ou le non-fonctionnement des organes ne donne pas des indications déterminantes sur le moment où débute la vie. Il suffit de constater combien les indications organiques sont déjà peu déterminantes en fin de vie, pour certifier le moment exact du décès, et qu’il n’en n’ira certainement pas différemment pour la naissance.

Le décès a longtemps été considéré comme réel lorsqu’une personne cessait de respirer. On s’est ensuite rendu compte que le cœur devait également avoir cessé de battre. Plus tard, il a fallu rajouter un autre critère, celui de l’interruption de l’activité cérébrale, c’est-à-dire un électroencéphalogramme plat. Mais même ces critères ne semblent pas suffire, puisque certaines personnes ayant dépassé ces trois seuils sont revenues à la vie, comme le relatent de nombreux récits.

A quel moment donc peut-on considérer que le «fruit» que porte une femme enceinte est vivant et humain ? Vivant, parce qu’une interruption de grossesse lui ôterait la vie, et humain, pour que la mère puisse ressentir de l’amour maternel envers son enfant en devenir ?

La réponse à la première question est que la vie est présente dès le départ. A peine la conception a-t-elle eu lieu que la multiplication cellulaire et le développement de l’embryon prennent place. Il y a donc mouvement et vie. D’autant plus, que les deux cellules initiales sont chacune également douées de vie avant leur jonction.

Toutefois, partant du principe que l’être humain n’est pas son corps, mais est un esprit, il serait faux de conclure que l’avortement est légitime, puisque la destruction de l’embryon ne représenterait alors que la destruction d’un outil ou d’une enveloppe fonctionnelle, mais pas celle de l’esprit lui-même. En effet, lors d’un avortement, non seulement il y a destruction de la vie du corps en gestation, mais aussi, comme la connaissance du processus d’incarnation le montre, destruction de la liaison entre l’esprit et le corps.

Le processus de l’incarnation

Un esprit ne s’incarne pas subitement dans un corps, une longue préparation est nécessaire. C’est un processus qui s’étend dans le temps. Les neuf mois de grossesse ne sont pas seulement indispensables pour que l’embryon se développe, mais également pour que tous les préparatifs nécessaires à la liaison de l’esprit avec le futur corps physique, et finalement l’incarnation, soient possibles.

Lors d’un acte de procréation, plusieurs esprits dont la poursuite de l’évolution passe par une nouvelle incarnation, sont attirés dans la proximité de parents qui offrent le meilleur terrain à leur évolution future. En effet, l’incarnation d’un esprit n’a pas lieu indifféremment chez n’importe quels géniteurs. Ceux-ci doivent être suffisamment en affinité avec lui pour lui offrir un corps qui corresponde à ses caractéristiques. Une certaine affinité de genre dans les qualités et les défauts est également nécessaire pour que l’enfant puisse d’une part épanouir ses qualités, et d’autre part prendre conscience du mauvais côté des défauts qu’il partage avec ses parents et leur entourage proche. Le milieu familial large (frères et soeurs, grands-parents,...), les amis, le milieu social, le pays, l’époque, etc. sont toutes des données qui sont prises en considération par les lois de la création, pour amener l’esprit qui va s’incarner vers les parents qui seront le plus profitables pour son évolution à lui, sans compter le profit dont chaque parent peut tirer bénéfice à travers cet enfant.

Sitôt la conception, l’esprit le plus proche des possibilités qu'offrent les parents est relié à son futur corps par des fils invisibles aux yeux terrestres. Cette liaison va lui permettre de s’approcher peu à peu du plan terrestre. Cependant, si les gênes des futurs parents donnent les caractéristiques de base à ce corps, à eux seuls ces gènes ne sont pas capables de diriger complètement la formation de l’organisme.

De même que pour la construction d'une maison les briques ne sont pas capables de trouver leur place dans l’édifice qu’ils vont former sans l’aide du plan directeur exécuté par l’architecte, de même les cellules du corps ne peuvent se placer dans l’organisme sans un plan directeur qui les précède. Ce plan directeur est un modèle de matière plus subtile, appelé le corps astral. C’est lui qui dirige les cellules à la place qu’elles doivent occuper dans l’édifice corporel. Contrairement à ce que l’on croît souvent, le corps astral n’apparaît donc pas après le corps physique, mais il existe avant lui et lui sert de modèle. Or, ce corps astral ne vient pas de nulle part et n’est pas construit arbitrairement. Il est construit en fonction de l’esprit qui va s’incarner, et découle donc de lui.

Plus la formation du corps astral et du foetus avance, plus l’esprit qui va s’incarner se rapproche de sa future mère. Il se développe ainsi une relation de plus en plus étroite entre les deux. Ils se familiarisent l’un à l’autre - ils peuvent en effet être des esprits étrangers l’un pour l’autre - et ainsi apparaît l’amour maternel et l’amour filial qui sont nécessaires pour la vie en commun qu’ils vont partager pendant les longues années de l’enfance, jusqu’à ce que l’esprit devenu adulte quitte la famille.

Le resserrement progressif de la liaison entre l’esprit et son futur corps, jusqu’à la pénétration de l’esprit dans le corps au milieu de la grossesse (ce qui déclenche les premiers mouvements de l’enfant), rapproche de plus en plus l’esprit de ses futures conditions de vie. Il doit en effet quitter le plan de l’au-delà où il séjournait, afin de s’adapter peu à peu aux caractéristiques du plan terrestre. Un plan d'évolution est donc peu à peu abandonné et des transformations intérieures ont lieu pour permettre l'adaptation à la terre d'accueil vers laquelle il se dirige. De plus, les aspirations inconscientes de l’esprit se tournent toujours d’avantage vers l’incarnation à venir du futur enfant.

Bien que se déroulant parallèlement à la construction du foetus et de manière invisible, ces phénomènes n’en existent pas moins. Ils sont interrompus... lorsqu’un avortement est pratiqué.

La face cachée de l’avortement

Un avortement, ce n’est donc pas seulement détruire un organisme vivant, un futur corps physique, mais également rendre inutilisable le corps astral qui lui est lié, c'est obliger l’esprit à se dégager de ces deux enveloppes et briser la relation étroite qu’il entretient avec sa future mère, c'est le repousser brusquement vers l’au-delà et annihiler tous les espoirs qu’il mettait dans cette incarnation.

Mis à part la violence physique qui est exercée sur le foetus lors d’un avortement, il faut donc aussi prendre en compte les torts « moraux » qui lui sont faits. Et ceux-ci sont nombreux.

Ce qui vient d’être décrit concernant la souffrance de l’esprit du futur être humain lors d’un avortement, n’est qu’une facette de la situation, puisque comme expliqué auparavant, la mère en vit une partie de son côté. Le sentiment de culpabilité et les remords qu’elle éprouve ne résultent donc pas de son imagination, mais sont tout a fait en rapport avec la réalité de l’événement.

Celui-ci ne doit cependant pas l’amener à un état de désespoir permanent. Comme toutes les erreurs commises par l’être humain, la possibilité de racheter des fautes anciennes existe. Ce rachat passe d’abord par la prise de conscience de l’erreur, puis par le développement d’une compréhension intérieure de l’événement qui conduira tout naturellement à la résolution de ne plus recourir à une telle pratique. Les lois de la création leur amèneront par ailleurs des situations qui permettront d’effacer l’action passé en ancrant le bon vouloir par des actes d'amendement dans les réalisations terrestres.

Pour le bien de l’enfant

«Pour le bien de l’enfant, il est préférable d’interrompre la grossesse» sont des paroles souvent prononcées pour justifier un avortement. Les raisons les plus fréquemment invoquées par les parents sont qu’ils ne pourront pas offrir à leur enfant un bel avenir étant donné une situation financière difficile, un logement trop exigu (38% des sondés, d’après une enquête), une famille déjà trop nombreuse, le surmenage de la mère, les difficultés professionnelles du père, l’abandon de la mère par le père, etc. La santé du futur enfant entre parfois aussi en ligne de compte : les parents cherchent à lui éviter les souffrances d’une maladie héréditaire ou d’une infirmité prévisible ou déjà décelée au cours d’examens médicaux.

Cependant, les enfants ne sont pas créés par leurs parents, par conséquent ils ne sont pas attirés de force dans la vie par eux. L’esprit immatériel de l’enfant existe déjà avant la conception. Les parents ne font qu’offrir un corps pour un esprit séjournant encore dans l’au-delà, autrement dit, ils ne font qu’offrir une possibilité d’incarnation. L’esprit qui s'approche de l’embryon n’est nullement contraint de le faire car, qu’il soit incarné ou non, il possède toujours la faculté du libre arbitre, et tout ce qui arrive à cet esprit est le résultat de ses décisions antérieures, de ce qu’il a semé dans le passé.

Un esprit s’incarne donc dans un corps en gestation non pas parce qu’il y est forcé, mais parce que d’une manière ou d’une autre, il le désire, et en a besoin pour son évolution. Ainsi, contrairement à ce qui se dit, il est préférable de ne pas interrompre les grossesses, et ceci, précisément... pour le bien de l’enfant.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal