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Les catastrophes naturelles, des forces aveugles ?



Ouragans, tremblements de terre, éruptions volcaniques,... des régions entières sont détruites, des populations décimées. On parle de malchance et de hasard. Les forces de la nature sont alors qualifiées d’aveugles et de destructrices. Ces bouleversements ont pourtant leur place et leur utilité dans l’ordre naturel et ils ne se déroulent pas sans discernement comme on le croit habituellement.

De la nécessité des bouleversements naturels

En observant les dégâts matériels et les pertes en vies humaines occasionnés par les bouleversements naturels, il est difficile de penser que ceux-ci puissent avoir une utilité quelconque. Pourtant ils en ont une.

Les tempêtes en général, c’est-à-dire les cyclones, les tornades et les ouragans entretiennent l’équilibre climatique de la planète par les échanges constants d’air chaud et d'air froid qu’ils réalisent entre les zones polaires et tropicales. Les orages qui éclatent à tout moment un peu partout sur la surface du globe rééquilibrent, grâce aux éclairs, les différences trop importantes de potentiel électrique qui se sont créées entre le sol et les couches supérieures de l’atmosphère.

Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont les manifestations secondaires du mouvement des plaques continentales, mouvement nécessaire à la formation des montagnes et à la modification des paysages. Ces modifications géologiques se font selon une logique qui nous échappe peut-être, mais qui est voulue par le Créateur. Les lois de la nature ne permettent effectivement pas à la création de rester figée, mais la poussent à une perpétuelle évolution et par là, un perpétuel mouvement. La nature se forme donc et s’auto-entretient grâce au mouvement, aux échanges et à l’alternance, de la même manière - mais à une plus petite échelle - qu’un champ reste fertile grâce à l’alternance des cultures.

Des bouleversements naturels ont eu lieu dans le passé car ils étaient une nécessité pour la formation et l’entretien de cette terre. Cette formation et cet entretien se poursuivent de manière ininterrompue, c’est pourquoi des bouleversement naturels ont encore lieu aujourd’hui et d’autres prendront également place dans le futur.

Le bilan des grandes catastrophes naturelles n’est d’ailleurs dévastateur qu'à première vue. La crue annuelle du Nil qui submerge ses rives, détruit une partie de la végétation et recouvre tout de boue, aurait pu être considérée comme une calamité, mais les Egyptiens se rendirent compte que les alluvions déposées donnaient une fertilité au sol dont ils ne pouvaient qu’être reconnaissants.

Les typhons qui s’abattent régulièrement sur le sud du Bangladesh sont également ressentis comme une bénédiction par les cultivateurs. Ces typhons apportent, sous forme de pluie, de l’eau en abondance à cette région par ailleurs climatiquement très sèche, et permettent ainsi aux paysans de bénéficier de plusieurs récoltes par an. Ne pouvant se réfugier sur des hauteurs naturelles dont leur région est dépourvue, les habitants construisent leur maison sur des pilotis suffisamment hauts pour les mettre à l’abri de la montée des eaux. Lors de chaque inondation engendrée par les typhons, ils vivent ainsi quelques temps isolés dans leur maison entourée par l’eau qui submerge leurs cultures.

Ces dernières ne sont en effet pas détruites par les inondations, car les variétés de plantes utilisées s’adaptent à cette situation. Par exemple, une variété de riz ainsi cultivée a la faculté de pousser très vite, ce qui lui permet de ne pas rester trop longtemps sous l’eau privée d’air et de lumière. Sa tige s’allonge en effet au fur et à mesure de l’élévation du niveau de l’eau.

D’après les spécialistes, les importants dégâts et les décès si nombreux qui ont lieu dans cette région, attribués à certains typhons, sont moins dus aux typhons eux-mêmes - auxquels la population s’adapte depuis des générations - qu’aux erreurs humaines, comme le non respect de certains impératifs écologiques (correction abusive du cours des fleuves) et la colonisation récente des zones à risques par les laissés pour compte de la société.

Les bouleversements naturels ont donc leur raison d’être. Mais doivent-ils si souvent entraîner la mort de tant d’êtres humains et devenir ainsi des catastrophes naturelles ? Dans certains cas, il semble que cela soit effectivement nécessaire et même le but principal du bouleversement. Que l’on pense au déluge que Dieu envoya pour exterminer les hommes et auquel seul Noé et sa famille échappa, la pluie de feu qu’Il fit tomber sur Sodome et Gomorrhe, les plaies lancées contre l’Egypte qui ne voulait pas libérer le peuple juif de sa captivité, etc. Dans d’autres cas cependant, les tempêtes, les tremblements de terre, etc. ne sont que la conséquence du processus évolutif auquel est soumise la terre, et autres cataclysmes. Les êtres humains ne sont alors pas laissés sans défense face à ces phénomènes. Le plus souvent, ils sont en effet avertis de leur arrivée.

Des avertissements en grand nombre

De nombreux récits anciens et actuels, montrent que les êtres humains sont le plus souvent avertis des catastrophes naturelles à venir. Combien de fois peut-on lire dans les journaux des comptes rendus relatant comment une personne a échappé à une avalanche, un éboulement, une inondation, grâce à un rêve prémonitoire, une mise en garde intuitive ou par un signe ou un autre de la part de la nature ?

Ces avertissements ne permettent évidemment pas d’empêcher le bouleversement naturel d’avoir lieu, mais lorsqu’ils sont écoutés et pris en considération, ils permettent aux êtres humains de se mettre à l’abri des conséquences douloureuses de ces bouleversements. La Bible mentionne entre autres qu’à l’époque où Joseph, le fils de David, séjournait en Egypte, le pharaon fut prévenu par son rêve des sept vaches grasses et des sept vaches maigres de l’arrivée d’une grande sécheresse et de la période de disette qui en résulterait.

Plus près de nous, en 1902 à la Martinique, la nature donna des signes non équivoques aux humains pour les avertir de l’éruption prochaine de la Montagne Pelée. Tous les animaux sauvages, des oiseaux aux reptiles, fuirent les abords du volcan. Les êtres humains y demeurèrent. Il n’y a eu qu’un survivant sur 40 000 habitants.

En Grèce par contre, en 1953, lors du tremblement de terre qui secoua une partie du pays, 20 000 édifices s’écroulèrent, mais il n’y eut que 27 morts et moins de 150 blessés. En effet, une demi-heure avant la catastrophe, les cigognes qui peuplent la région s’étaient brusquement élevées dans les airs et avaient tournoyé en larges cercles au-dessus des maisons. Face à ce comportement inhabituel, les habitants pressentirent quelque chose et quittèrent leurs habitations pour se réfugier dans les collines.

En 1959 à Fréjus, ce sont les chats qui s’enfuirent des maisons avant que le barrage construit en amont de la ville ne cède et qu’une vague d’eau n’inonde la ville basse, faisant plus de 400 victimes.

En 1950, les moines de l’Hospice au Grand Saint Bernard (Suisse) furent sauvés d’une mort certaine par leurs chiens. Ceux-ci refusèrent en effet d’aller en promenade. Le temps était pourtant radieux. Devant l’insistance des chiens, les moines renoncèrent à les sortir. Une heure plus tard, une énorme avalanche dévalait la pente.

Ces quelques exemples ne sont pas exceptionnels. Après chaque grande catastrophe de tels récits sont faits. Cependant, en réfléchissant à ces divers exemples, on ne peut s’empêcher de penser que, si quelqu’un peut être prévenu à l’avance d’une catastrophe naturelle, c’est que celle-ci n’a pas lieu brusquement, par hasard et de manière aveugle, mais qu’elle est au contraire préparée, prévue. Le simple fait que quelqu’un puisse être averti à l’avance, ne plaide-t-il pas en effet pour une planification préalable ?

De plus, si un être humain est averti - toujours à l’avance - d’une catastrophe à venir par un rêve prémonitoire, un pressentiment ou tout autre moyen lui permettant d’être épargné, c’est qu’il y a quelqu’un qui cherche à l’avertir. Comme il ne peut s’agir du phénomène naturel lui-même, il doit s’agir d'une entité consciente d’une sorte ou d’une autre, qui cherche à le mettre au courant de l’événement à venir. De qui peut-il s’agir ?

Les forces personnifiées de la nature

Certaines régions semblent particulièrement touchées par des catastrophes naturelles, puisqu’elles sont régulièrement dévastées par des tremblements de terre, des tornades, des crues ou des éboulements. Alors que de nos jours, il n’est pas rare que pour des raisons économiques, des villes détruites soient reconstruites sur le lieu même de leur implantation, dans le passé de tels lieux auraient été délaissés par les hommes. Ils les auraient considérés comme des régions où les dieux ne souhaitaient pas que les hommes s’installent et dont ils éloignaient les récalcitrants en faisant trembler le sol, rugir la tempête ou s'ébouler la montagne. D’ailleurs, pour se préserver de telles éventualités, les peuples anciens consultaient leurs dieux (les dieux de l’antiquité grecque par exemple) ou les êtres essentiels, appelés aussi les esprits de la nature (les gnomes, ondines, etc.) avant de fonder une ville, construire un temple ou tout autre édifice important. Ils ne les consultaient d’ailleurs pas seulement pour éviter les catastrophes, mais également pour bénéficier de leurs activités éminemment constructives comme celles liées à la croissance des végétaux, donc des cultures, à l’irrigation des champs et des prairies par la pluie, etc.

Cette croyance des peuples anciens en des forces personnalisées de la nature est reléguée aujourd’hui dans le domaine des contes et légendes. N’est-il pourtant pas surprenant de constater que des peuplades réparties sur toute la surface du globe et pour certaines, n’ayant aucun contact entre elles, aient toutes une même conception de ces entités ? Qu’elles les répartissent de manière identique entre responsables des eaux, des airs, de la terre et du feu, et par exemple, que les êtres essentiels responsables de l’eau se subdivisent de manière similaire en responsables des mers, des lacs, des fleuves et des sources ? Cette croyance, si étrangère aux conceptions modernes, reposerait-elle sur une réalité objective ?

De nombreux passages de la Bible font allusion à ces entités et confirment leur existence. «Louez le Dieu des dieux... » peut-on lire dans le psaume 136. «Louez l’Eternel... vous tous, abîmes (océans), feu et grêle, neige et brouillards, vents impétueux, qui exécutez ses ordres,... » (Ps 148). Dans cette dernière citation, plutôt que de considérer le feu, la grêle etc., c’est-à-dire les phénomènes naturels, comme capables de louer l’Eternel et d’exécuter ses ordres, ne serait-il pas plus logique de penser que l’exhortation donnée s’adresse aux entités responsables de ces éléments ? Ceci d'autant plus lorsque l’on sait que dans le passé comme d’ailleurs aujourd’hui encore, des humains les voient et que certains d’entre eux peuvent entrer en contact avec elles.

Un récit de la Bible nous apprend que Jésus les voyait aussi. Lorsqu’une tempête menaça d’engloutir la barque sur laquelle Il traversait le lac de Tibériade avec ses disciples, n’est-ce pas Jésus qui «parla sévèrement aux vents et à l’eau du lac» pour qu’ils se calment (Matthieu 8,27). On pourrait bien sûr dire que Jésus, en tant que Fils de Dieu, était capable de simplement diriger les éléments naturels ou d'agir sur eux. Mais pourquoi alors, aurait-Il dû leur parler, et en plus «sévèrement» ? Ne Lui suffisait-il pas de donner l’ordre ?

Les forces de la nature, des forces aveugles ?

L’existence des êtres essentiels permet de comprendre comment des avertissements peuvent être donnés avant l’imminence de bouleversements naturels. En effet, les êtres essentiels étant ceux qui réalisent ces bouleversements - puisqu’ils s’occupent de toute l’activité qui a lieu dans la nature - savent parfaitement où et quand ils prendront place, et ils peuvent par conséquent en prévenir les humains. Ils préviennent d’ailleurs aussi les animaux comme le montrent les exemples cités plus haut.

Contrairement à ce que l’on pense habituellement, les forces de la nature ne sont donc pas aveugles. C’est l’être humain qui est aveugle à leurs signes et qui ainsi n’en profite pas. Il a en effet coupé la liaison qui existait entre lui et les êtres essentiels, liaison qu’entretenaient encore les peuplades anciennes.

Pour la rétablir, il est nécessaire d’acquérir une vision plus large de la nature. Il est également nécessaire de considérer que le Créateur ne s’occupe pas personnellement de sa création, mais qu’Il l’anime et l’entretient par l’intermédiaire de serviteurs : les êtres essentiels. En se familiarisant avec l’idée de leur existence, les êtres humains percevront alors mieux leurs activités et seront ainsi beaucoup plus à même de recevoir leur aide.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal