christopher vasey naturopathe
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Le mystère du sang:
Alimentation et évolution spirituelle



Ce texte est extrait du livre " Le mystère du sang "

L’esprit en médecine naturelle

Le but de la médecine holistique est de traiter l’homme dans son entier et non plus de manière fragmentaire en ne se préoccupant que de son corps physique. L’approche holistique s’efforce donc d’agir sur le corps et sur l’esprit, tout en tenant compte aussi de la force vitale qui anime l’organisme.

Or, si le techniques qui permettent d’agir sur le corps physique et la force vitale sont nombreuses, qu’en est-il de celles qui agissent sur l’esprit ? Et d’abord, qu’est-ce que l’esprit en médecine naturelle ?

Si le corps physique est matériel, il n’en est pas de même pour la force vitale et à plus forte raison pour l’esprit qui sont considérés comme appartenant à la partie immatérielle de l’être humain. L’esprit, notre Moi véritable, est pris dans le sens d’âme.

La conscience que nous avons de nous-même comme individu différent des autres, notre capacité de prendre des décisions, et notre volonté plus ou moins forte de mener jusqu’au bout ces décisions, résident dans l’esprit. Les caractéristiques de l’esprit – nos traits de caractère – sont le résultat de toutes les expériences que nous avons vécues, des pensées et aspirations que nous entretenons, des efforts que nous faisons pour développer telle ou telle faculté ou vertu en nous.

L’esprit est le centre de tout ce que nous sommes. Il dirige, et la force vitale, et le corps. Il est le « je » qui dit : j’ai un corps (et non pas, je suis un corps).

L’esprit ne doit pas être confondu avec le cerveau, parce qu’étant immatériel, il ne peut être identifié avec un organe du corps physique. L’esprit ne fait que se servir du cerveau comme d’un instrument pour recevoir des informations sur le corps et le milieu extérieur, afin de pouvoir agir sur eux.

Comment agir sur l’esprit ?

L’esprit étant le centre de notre personnalité et le siège de notre volonté, le plus sur moyen pour agir sur lui est de l’aider à se mettre en mouvement lui-même. C’est en comprenant mieux ses propres possibilités, en clarifiant ses propres motivations et en s’efforçant de développer les qualités qui lui manquent que l’esprit s’épanouira le plus facilement.

Ceci dit, il faut souligner que ceux qui cherchent de l’aide à ce niveau par le biais d’une thérapie sont précisément des gens qui ont de la peine à faire ces efforts et qui auraient besoin d’une aide extérieure. Le plus souvent, non parce qu’elles ne veulent pas faire d’efforts, mais parce que leurs efforts semblent faire face à un obstacle qui rend difficile le succès de leur démarche. Cet obstacle est un état intérieur dans lequel elles restent bloquées, qui les rattire constamment, malgré leur volonté d’en sortir. Cet état intérieur, ou état d’âme, sans cause apparente puisqu’il n’est pas voulu par l’esprit, provient en réalité du corps ; plus précisément, du sang. Il peut disparaître grâce à un traitement approprié et permettre ainsi aux efforts de l’esprit d’aboutir. Pour comprendre en quoi ce traitement consiste, il nous faut parler du sang.

Le rôle méconnu du sang

C’est un fait connu en physiologie que le corps travaille constamment à ce que le sang ait un taux idéal d’acides aminés, de vitamines et de minéraux. Il le fait en puisant ceux-ci dans le tube digestif ou, si l’alimentation ne les lui fournit pas, dans les tissus corporels. Le prélèvement de nutriments est parfois tel que le corps peut en tomber gravement malade. Il se déminéralise, par exemple, et ceci dans le seul but de sauver la composition sanguine.

Dans le même ordre d’idée, pour protéger le sang, l’organisme rejette dans ses propres tissus toutes les toxines qu’il ne peut pas éliminer vers l’extérieur. Le refoulement de toxines dans les profondeurs tissulaires, s’il permet au sang de maintenir sa composition idéale, n’en conduit pas moins à l’intoxication du corps.

La raison pour laquelle l’organisme est prêt à sacrifier le corps pour le sang est que celui-ci ne joue pas seulement un rôle au niveau du corps, mais aussi à un autre niveau : au niveau de l’esprit.

Le sang en effet est le moyen par lequel l’esprit, qui est immatériel, est relié au corps. Il lui sert de pont ou d’élément de liaison. Si le corps est sacrifié pour le sang, cela provient donc de ce que le rôle du sang n’est pas uniquement d’irriguer le corps, mais de maintenir la liaison entre le corps et l’esprit.

Ce rôle est fondamental à connaître, car il permet d’aider les personnes bloquées dans des états d’âme qui entravent leurs efforts et leur progression.

L’influence du sang sur l’esprit

La liaison corps-esprit étant dépendante du sang, chaque modification de la composition du sang entraînera une modification de la liaison et par conséquent, de la manière dont l’esprit percevra la réalité.

Pour illustrer ce fait, prenons quelques exemples courants :

Lorsque le taux de sucre sanguin (la glycémie) descend trop, la personne en crise d’hypoglycémie se sent faiblir, n’a plus de force pour agir, mais également voit la réalité de manière différente qu’avant la crise. Elle n’a généralement plus d’entrain, son moral flanche, elle devient pessimiste et voit tout en noir. L’angoisse la saisit face au moindre problème et tout lui semble insurmontable. Son manque de confiance en elle-même, ainsi que ses peurs disparaissent pourtant rapidement sitôt qu’elle a mangé quelque chose et que sa glycémie est redevenu normale.

Autre exemple : la teneur normale en cuivre du sang est chez l’être humain de 64 à 143 mcg pour 100g de sang. Lorsque le taux de cuivre augmente et dépasse cette concentration, des modifications néfastes ont lieu. Tout ce que perçoit l’esprit le rend irritable, colérique, mais aussi déprimé et paranoïaque. La mauvaise humeur et un mal-être permanent s’installent. Pour lutter contre cet état et diminuer le taux de cuivre sanguin, on utilise son antagoniste : le zinc. La prise de zinc chasse le cuivre excédentaire et modifie simultanément la composition sanguine et l’état de la personne. Celle-ci peut rapidement perdre son humeur massacrante pour se sentir pleine de joie et d’amour pour son entourage. Cet état bienfaisant la quittera cependant à nouveau, sitôt que le taux de cuivre réaugmentera. Ainsi, une personne qui suit un traitement au zinc peut très facilement constater comment son état s’améliore lorsqu’elle prend régulièrement son zinc et comment il empire les jours où elle l’oublie !

Quelle que soit la composition du sang, l’esprit conserve sa faculté de libre décision et peut à tout moment tenter de rester calme et aimable avec ses proches, mais cela lui est rendu beaucoup plus difficile par l’excès de cuivre ou de toute autre substance perturbatrice de la composition sanguine.

Il existe bien d’autres exemples qui montrent combien nos états d’âme se modifient avec les changements de notre composition sanguine et qui confirment le rôle de liaison que rempli le sang entre le corps et l’esprit.

Perspectives thérapeutiques nouvelles

Il est courant d’entendre des gens qui ont réformé leur alimentation en la rendant plus saine et plus équilibrée, se féliciter de ce qu’ils se sont débarrassés de leurs maux physiques, mais également, par la même occasion, un mal-être persistant qui les accompagnait jusque là.

L’influence de la composition du sang sur nos états d’âme n’est donc pas un fait totalement ignoré, mais l’importante de cette connaissance n’a pas été consciemment reconnue dans toute sa valeur. Ses implications thérapeutiques sont pourtant nombreuses surtout à notre époque où une grande partie de la population traite son « mal-être » avec force calmants, médicaments psychotropes et drogues diverses au lieu d’une approche non-nocives agissant sur la composition du sang par le biais de l’alimentation et de la prise de compléments vitaminiques naturels.

Christopher Vasey