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La surpopulation, signe des temps ?



La surpopulation est un des grands problèmes de notre époque. A aucune autre période de notre histoire, la terre n’a en effet porté autant d’êtres humains. S’il a fallu plusieurs dizaines de milliers d’années pour que la population mondiale atteigne 1 milliard d’âmes (en 1850), cinquante ans seulement ont été nécessaires pour que ce chiffre double ! Et aujourd’hui, 100 ans plus tard, nous sommes déjà 6 milliards. L’augmentation de la population ne suit donc pas comme dans le passé une progression lente, mais explosive. Quelles en sont les raisons et pourquoi ce phénomène a-t-il lieu précisément à notre époque ?

Les phénomènes démographiques sont soumis à des lois

Observés dans le cadre restreint de notre environnement, les phénomènes démographiques pourraient apparaître comme se déroulant au gré des circonstances, sans raison ni but. Il n’en est pourtant rien. Les études démographiques menées à grande échelle ont montré que les taux de natalité, la répartition des âges, les augmentations et diminutions de populations, etc. ne se faisaient pas au hasard, mais se déroulaient de manière sensée. Un certain nombre de « régularités statistiques », autrement dit de lois, ont été mises en évidence, lois d’après lesquelles ces phénomènes avaient lieu.

La loi de la relative invariance de la fraction adulte de la population montre par exemple que malgré toutes les variations du nombre de personnes d’une population donnée, la proportion d’adultes reste toujours relativement stable. En d’autres termes, les augmentations ou diminutions se manifestent avant tout au niveau du nombre d’enfants ou de vieillards, mais peu à celui des adultes. On ne peut que se réjouir de la sagesse qui réside dans une telle loi, car que deviendrait un groupement humain s’il était essentiellement composé de vieillards ou, au contraire, d’enfants. Une population peut donc être jeune (car elle compte beaucoup d’enfants) ou vieille (car elle compte beaucoup de vieillards), mais le nombre d’adultes demeure toujours relativement constant.

Une autre grande loi démographique est celle de l’équilibre des naissances entre les enfants de sexe masculin et féminin. On pourrait penser qu’à certaines époques beaucoup plus de filles viennent au monde que de garçons, ou vice versa, et par conséquent que la population mondiale pourrait être déséquilibrée entre le nombre d’hommes et de femmes. Les études menées par les démographes montrent au contraire que les proportions des naissances masculines et féminines sont toujours égales entre elles, autrement dit qu’il naît toujours autant de garçons que de filles. Pour être tout à fait précis - car les démographes l’ont calculé - les proportions ne sont pas de 50% pour chaque genre, mais de 49% de garçons pour 51% de filles. Ces chiffres sont invariablement les mêmes dans toutes les régions du globe, quelles que soient les peuplades, ethnies ou races considérées, mais également quelles que soient les époques.

La constance de l’équilibre entre les naissances masculines et féminines est telle, qu’après les périodes de forte mortalité des représentants d’un sexe, un phénomène de réajustement a lieu. Il a ainsi été constaté que pendant les quelques années qui ont suivi la première et deuxième guerre mondiale, le taux de naissances des garçons a été soudain plus élevé que celui des filles, permettant ainsi de compenser les pertes inhabituellement élevées d’hommes morts au combat comme soldats.

Malgré de nombreuses recherches sur les raisons de cet équilibre, les démographes ne font que constater le phénomène, sans pouvoir l’expliquer. Ils en sont donc venus tout naturellement à reconnaître là une nécessité biologique ou une loi, comme ils ont aussi dû le faire pour d’autres «constantes statistiques» observées dans leur discipline.

Des lois supérieures sont donc bien en action dans les questions démographiques. La surpopulation d’aujourd’hui doit par conséquent elle aussi avoir des raisons précises. Diverses raisons ont été invoquées pour l’expliquer : les progrès de l’hygiène et de la médecine, l’apparition de nouveaux médicaments, une meilleure couverture des besoins alimentaires, etc. Mais s’agit-il là des raisons véritables ? On peut en douter, car si la surpopulation est générale, elle touche avant tout les pays du Tiers-Monde qui bénéficient le moins de ces progrès. Il doit donc y avoir des raisons plus profondes. Généralement on ne s’en préoccupe pas, car toute l’attention est focalisée sur les problèmes qu’engendre la surpopulation. Ces problèmes sont en effet de plus en plus aigus et touchent des domaines tellement variés que l’on peut se demander jusqu'à quand l’explosion démographique pourra durer sans qu’une catastrophe n’intervienne.

Jusqu'à quand l’explosion démographique pourra-t-elle se poursuivre ?

La question de la durée possible de la croissance de la population mondiale n’est pas posée ici d’un point de vue matérialiste, comme c’est généralement le cas, mais dans une optique spirituelle.

Pour un matérialiste, la limite, si limite il y a, n’est pas à chercher dans les capacités de multiplication de l’espèce, mais dans les possibilités de la planète terre à nourrir et à accueillir une population de plus en plus nombreuse. Pour lui, en effet, biologiquement parlant, l’accroissement de l’être humain peut se poursuivre indéfiniment : les adultes en âge de procréer étant en augmentation, le nombre d’enfants croîtra proportionnellement. Ceux-ci, en grandissant renforceront le nombre de personnes en âge de procréer, ce qui augmentera d’autant le nombre de naissances et ainsi de suite. Dans cette optique, tant qu’il y a des géniteurs, il y a le matériel biologique nécessaire pour poursuivre l’expansion.

Pour ceux qui considèrent que l’être humain est plus que son corps, qu’il est un esprit immatériel qui s’incarne dans un corps physique pour la durée de son séjour terrestre, la question se pose différemment. La question : «jusqu'à quand l’explosion démographique pourra-t-elle se faire» devient «jusqu'à quand y aura-t-il des esprits à disposition pour s’incarner dans les corps qui leur sont offerts par la forte augmentation des naissances ?» Autrement dit : la réserve d’esprits à incarner est-elle inépuisable ou y a-t-il une limite à leur nombre ?

Les esprits humains ont leur origine dans le plan spirituel appelé aussi le Paradis. Ils s’incarnent sur terre pour développer les facultés que le Créateur a déposées en eux à l’état de germes. L’évolution de l’esprit humain est un processus qui demande du temps, c’est pourquoi, entre autre, chaque esprit doit se réincarner plusieurs fois sur terre. La terre cependant, appartient au domaine de la matière, et comme le reste de celle-ci elle est soumise au cycle de la formation, de la croissance, de l’épanouissement, puis de la décomposition. Au dernier stade de son évolution, la terre entrera donc nécessairement dans la phase de décomposition et ne pourra plus abriter les esprits humains. Ceux-ci devront alors obligatoirement avoir achevé leur évolution et regagné leur plan d’origine.

Il en résulte que l’arrivée de nouveaux esprits dans une partie cosmique donnée est nécessairement limitée, car dans sa sagesse, le Créateur ne permettrait pas à des esprits d’y pénétrer s’ils n’avaient pas un temps suffisant devant eux pour achever complètement leur évolution et retourner au Paradis. Le nombre d’esprits pouvant se rendre dans une partie cosmique n’est donc pas illimité. Une «volée» d’esprits à la fois séjourne dans une partie cosmique et ce sont ces mêmes esprits, qui en s’incarnant à diverses reprises écrivent l’histoire de la partie cosmique en question.

La surpopulation : un argument contre la réincarnation ?

Les personnes qui nient la réalité de la réincarnation n’ont pas manqué de souligner une apparente contradiction dans la manière de voir les choses exposées ci-dessus. En effet, disent-elles, si ce sont toujours les mêmes esprits qui s’incarnent, comment expliquer que dans le passé il y en eut si peu et qu’aujourd’hui il y en ait tant ? Où étaient donc autrefois tous ces esprits qui s’incarnent actuellement ?

Autant le fait de considérer l’être humain comme étant uniquement son corps donne une vision incomplète de sa constitution réelle, autant le fait de considérer la création comme n’étant que la matière dense visible à nos yeux donne une vision partielle de la réalité.

Une partie cosmique n’est pas seulement constituée de matière dense. Entre le plan de la matière dense où nous nous trouvons actuellement et le plan spirituel, il existe de nombreux plans intermédiaires. Il existe d’ailleurs également des plans en-dessous de la terre. Chaque plan possède une densité différente qui s’affine à mesure que l’on monte. Ces plans sont donc de genres différents et abritent des esprits de genres et de degrés d’évolution également différents.

A sa mort terrestre, un esprit qui se dégage de son corps physique n’entre pas dans une période de repos ou de sommeil éternel, mais il continue son existence sur un des nombreux plans dans lesquels il peut séjourner pour apprendre et faire des expériences qui le conduiront vers le perfectionnement spirituel.

Suivant son parcours évolutif, un esprit se trouvera donc dans un plan ou un autre de la partie cosmique. Ainsi, il est tout à fait possible qu’à un moment précis de l’histoire de l’humanité beaucoup d’esprits séjournent dans les plans de l’au-delà et peu d’entre eux sur terre. Ou, le contraire, comme c’est le cas actuellement.

Il serait donc erroné de penser que le nombre des esprits humains est en augmentation, puisque le nombre d’habitants de la planète terre s’accroît. Le nombre d’esprits d’une «volée» reste toujours identique, seule leur répartition dans les différents plans se modifie.

Pourquoi l’explosion démographique actuelle ?

La répartition des âmes dans les différents plans de l’au-delà se fait en fonction de leur genre et de leur densité : les âmes les plus sombres, mauvaises, et par conséquent dont la constitution est plus dense, séjournent dans les plans les plus bas. Celles qui le sont moins dans les plans situés un peu plus haut, et ainsi de suite.

Normalement, les âmes qui séjournent dans les plans situés plus bas que le plan terrestre ne peuvent pas s’incarner sur terre avant de s’être transformées intérieurement.

Or, lorsque des êtres humains séjournant sur terre aspirent à ce qui est vil et bas, ils acquièrent le même genre qu’elles. Lorsqu’une possibilité d’incarnation se présente, ils attirent des âmes en provenance des plans inférieurs. Ces dernières sont hissées jusqu’au plan terrestre grâce à l’affinité qu’elle partagent avec leurs géniteurs.

A leur tour, ces âmes ténébreuses en attirent d’autres, si bien qu’avec le temps le processus s’intensifie de plus en plus et le nombre de ces âmes augmente de manière inquiétante. Or, ces âmes ne devraient normalement pas séjourner sur terre. Elles se surajoutent donc à toutes celles que le cours normal de l’évolution y amène.

Si le vouloir erroné des hommes, parmi d’autres causes, explique la surpopulation, un autre facteur doit cependant être pris en considération pour éclaircir la question de l’explosion démographique. Ce facteur repose dans le fait qu’il existe une différence fondamentale entre le plan terrestre et les plans de l’au-delà. Si dans les plans de l’au-delà les esprits sont regroupés par affinité - chaque genre étant sur un plan différent - sur terre des esprits de genres et de degrés d’évolution très différents se côtoient. Il en résulte que dans l’au-delà, un esprit ne se charge pas d’une faute nouvelle en faisant du mal à son prochain, comme c’est le cas sur terre.

La raison en est la suivante : dans l’au-delà, où se retrouvent dans un même plan tous ceux qui ont le même défaut - la brutalité par exemple - lui donner libre cours ne fait que faire récolter aux autres ce qu’ils sèment eux-mêmes constamment. Sur ce plan, la brutalité n’engendre donc pas véritablement de dégâts, comme c’est le cas sur terre, où - pour poursuivre avec le même exemple - les êtres brutaux côtoient des personnes pacifiques, c’est-à-dire des gens qui n’ont pas le même défaut qu’eux.

Or, un esprit qui a fait du tort à un autre ne peut remonter sur un plan plus élevé sans avoir d’abord réparé les méfaits de ses actions. Et, de même que l’on ne peut récolter le blé que l’on a semé que dans le champs où ont eu lieu les semailles, de même le karma engendré sur terre ne peut être racheté que là où il a été engendré, c’est-à-dire sur terre. Toutefois, de nombreux esprits qui ont quitté leur corps après la mort terrestre ont gagné les plans de l’au-delà sans avoir réparé toutes les erreurs qu’ils ont commises. Il leur faudra donc se réincarner sur terre pour le faire.

Jusqu'à présent, la réincarnation de ces esprits se faisait à un rythme lent, comme en témoigne l’élévation progressive du nombre d’habitants sur terre au cours du passé. L’afflux d’esprits qui se manifeste dans l’explosion démographique actuelle montre que maintenant la situation a changé : de plus en plus d’esprits cherchent à s’incarner sur terre pour y racheter leurs erreurs passées. Le brusque changement dans le rythme des incarnations et la rapidité de l’augmentation laissent présager l’urgence de la situation actuelle. D’où vient cette urgence ? L’homme doit-il s’attendre à une échéance ou un point limite dans le temps imparti pour son développement ?

Si l’on se réfère à ce que disent toutes les grandes religions, les possibilités pour l’être humain de développer ses facultés intérieures pour remonter au Paradis ne sont en effet pas éternelles. L’apprentissage de l’esprit est au contraire limité dans le temps et se termine, comme tout apprentissage, par un examen de passage. Cet examen est ce que les religions appellent le Jugement dernier. Au cours de celui-ci, toutes les erreurs non encore réparées doivent l’être. L’afflux d’âmes à qui la possibilité de le faire est donnée, conduit à la situation explosive que nous connaissons actuellement.

L’explosion démographique n’est donc pas le résultat des progrès que les humains ont réalisés en médecine ou hygiène, mais un signe de l’approche du Jugement dernier. L’impuissance de l’humanité face à cette explosion en montre d’ailleurs bien le caractère particulier.

Les efforts des êtres humains devraient donc moins se porter sur les moyens d’endiguer cette explosion, que sur ceux à mettre en œuvre pour prendre conscience de la situation : se remettre en question et changer intérieurement.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal