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La réincarnation



Réponses à quelques objections

À première vue, l’idée de réincarnation pourrait sembler un peu étrange et sortir de l’ordinaire. Elle n’est cependant que la répétition d’un processus d’incarnation qui a déjà eu lieu. Or, si «techniquement» un esprit peut s’incarner une fois dans un corps, pourquoi ne pourrait-il pas le faire une deuxième fois ou de nombreuses autres fois ? Techniquement rien ne s’y oppose.


Il est vrai que si l’être humain se représente qu’il a déjà vécu à des époques différentes, chaque fois dans d’autres familles et dans d’autres conditions sociales, cela peut lui sembler surprenant, étrange et déconcertant. Mais l’aspect incroyable de l’événement provient avant tout du fait que, ne se souvenant de rien, il s’imagine que ce n’est pas vraiment lui ou que c’est peut-être même quelqu’un d’autre qui a vécu à travers ces différentes incarnations. Or, c’était bien lui. D’une incarnation à l’autre, c’est toujours le même esprit qui est là et qui accumule des expériences ; elles sont vécues dans des corps différents mais également dans des situations historiques, sociales et familiales différentes. L’esprit reste cependant fondamentalement toujours lui-même, avec sa personnalité propre qui, évidemment, se modifie dans le temps en fonction des orientations qu’il prend et de la maturité qu’il acquiert.

Bien que de nombreux faits montrent que la réincarnation est une réalité, différents arguments ont été avancés pour essayer de prouver qu’elle n’est pas du domaine du possible.

L’objection du matérialiste

Est matérialiste celui qui considère que seul ce qui est matériel existe. Tout ce qui n’est pas visible, pesable, mesurable … est donc considéré par lui comme inexistant. Par conséquent, l’esprit immatériel ne pouvant pas être perçu, il n’existe pas pour lui, et le centre de la conscience et de la personnalité est dans le cerveau. Il n’y a donc rien qui puisse s’incarner dans le corps physique, et à plus forte raison, qui pourrait s’y réincarner. La réincarnation est donc pour lui du domaine de l’impossible.

Le rejet de l’existence de choses invisibles de la part du matérialiste, basé sur l’exigence qu’il veut voir pour croire, n’est pas défendable. Même les matérialistes reconnaissent l’existence de choses qu’ils n’ont jamais vues. Par exemple, les électrons qui tournent autour du noyau de l’atome, n’ont jamais été vus. La croyance en leur existence n’est que le résultat d’un raisonnement. Les matérialistes croient aussi à l’existence de la volonté de l’homme, à son intelligence et à sa capacité d’aimer son prochain, mais aucune de ces facultés n’a pourtant jamais été vue ni mesurée ou pesée.

Certes, bien qu’invisibles, les électrons ont une action qui peut être mesurée. Il est possible par exemple de constater les effets de leur déplacement dans un fil électrique. Mais c’est aussi le cas pour les effets de la volonté humaine ou pour l’amour du prochain. Eux-mêmes ne sont pas visibles, mais leurs effets le sont. Or, n’est-il pas également possible de constater la présence de l’esprit humain dans le corps par les effets que sa présence et son action entraînent, et l’absence de ces effets lorsque l’esprit a quitté le corps, après la mort.

L’objection génétique

Les tenants de cette approche considèrent que la réincarnation ne peut pas être une réalité, car l’esprit, si celui-ci existe, ne trouverait jamais un deuxième corps, identique au premier, dans lequel se réincarner.

Ils s’imaginent que lors du processus de la réincarnation le corps physique endossé par l’esprit à chaque incarnation doit toujours être exactement semblable au précédent pour que ce dernier puisse s’y incarner. Or, même dans le meilleur des cas, disent-ils, jamais la rencontre du matériel génétique d’un ovule et d’un spermatozoïde n’aboutira à la formation de deux corps identiques. Les connaissances en génétique et la loi des probabilités excluent une telle possibilité. Dans cette approche, ils identifient totalement l’esprit au corps. Ce dernier est considéré comme si bien adapté à l’esprit qu’il doit nécessairement et toujours se présenter sous la même forme. Le corps doit évidemment être adapté à l’esprit pour que celui-ci puisse y pénétrer et agir efficacement à travers lui. L’esprit cependant n’est pas quelque chose aux caractéristiques fixes et immuables. À travers les expériences qu’il fait au cours de sa vie, il évolue et développe de nouvelles facultés, en consolide d’autres, acquiert des qualités, … selon les décisions qu’il prend et sa volonté ou non de surmonter les obstacles qui se présentent à lui. Les caractéristiques de l’esprit se modifient donc au fur et à mesure de son évolution. Or, un esprit aux caractéristiques différentes a besoin d’un corps différent, adapté à ses nouvelles particularités.

Le corps n’est qu’un outil pour l’esprit. On peut le comparer à des habits qui doivent être adaptés à la stature et à la forme du corps de celui qui les portera, mais qui peuvent néanmoins être de coupe et de style différents, et malgré tout lui convenir. Il en va de même avec le corps physique. Il n’est pas l’esprit. Il ne fait qu’habiller celui-ci lors de son séjour terrestre. Il peut donc être de «coupe et de style» un peu différents et être quand même tout à fait adapté à l’esprit pour que ce dernier puisse l’utiliser efficacement.

L’objection de l’Église

L’objection principale de l’Église est de dire que l’esprit n’a pas besoin d’un nouveau corps, pour se réincarner puisqu’il n’a pas besoin de se réincarner. Pour l’Église, l’esprit et le corps forment un tout indivisible, une unité complète, qui continuera d’exister au paradis. D’après cette approche, l’identité de l’être humain est inséparable de son corps. L’être humain n’est pas une âme incarnée dans un corps, mais un corps animé par une âme. L’élément central est le corps, celui-ci est considéré comme un magnifique temple qui doit être habité et qui survivra pour l’éternité grâce à l’âme. L’âme d’ailleurs n’est créée qu’à partir du moment où le corps est présent.

Ici, un dogme religieux, prenant appui sur l’interprétation de la Bible, affirme une chose qui est en contradiction avec la réalité naturelle, observable par tout un chacun. Tout le monde peut en effet constater qu’un cadavre se décompose et qu’un corps incinéré est réduit en cendres. Que penser de cette contradiction ? Que faire dans une telle situation ? Faut-il croire à la réalité naturelle observable ou à l’interprétation s’appuyant sur la Bible ? Une partie des croyants affirment qu’il faut, contre l’évidence, croire à l’explication de la Bible, car cette dernière est la Parole de Dieu et que, par conséquent, ce qui y est dit est la vérité absolue.

Une base solide

Dans l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité, Message du Graal» Abd-ru-shin fait cependant remarquer qu’il ne peut pas y avoir de contradiction entre ce que Dieu dit et ce que Dieu fait. Ce que Dieu dit, c’est sa Parole, que certains pensent être fidèlement transmise dans la Bible. Ce qu’Il a fait, c’est la création. Il est le Créateur de la création et par conséquent de la nature. C’est Lui qui a instauré les lois naturelles, entre autres celle qui fait qu’un corps physique, né de la terre, se décompose pour y retourner.

Sa Parole se trouve en partie contenue dans la Bible. En partie seulement, car de nombreuses transformations et erreurs s’y sont glissées. D’abord lors des transmissions orales de génération en génération, puis lors des transmissions écrites, des copies et des traductions multiples qui se sont succédées pour en arriver au texte actuel. Si le texte a été soumis à ces modifications continuelles, les lois de la nature, quant à elles, s’expriment toujours de manière semblable. Elles sont immuables et ne subissent jamais aucune modification.

En cas de doute sur une question, la base la plus sûre sur laquelle s’appuyer n’est donc pas un texte, même biblique, mais la nature créée par Dieu. Or, l’observation de celle-ci nous montre que le corps ne subsiste pas après la mort, mais se décompose. Il ne forme par conséquent pas un tout inséparable avec l’esprit. L’esprit subsiste et, s’il veut séjourner à nouveau sur Terre, il doit se réincarner dans un nouveau corps préparé à cet effet par la future mère.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal