christopher vasey naturopathe
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L'équilibre acido-basique:
Source de bien-être et de vitalité



Ce texte est extrait du livre " L'équilibre acido-basique "

Alimentation et équilibre acido-basique

De nos jours, en raison de nos habitudes alimentaires et du mode de vie que nous menons, l'équilibre acido-basique, c'est-à-dire l'équilibre qui devrait exister dans notre organisme entre les substances acides et alcalines (ou basiques) est rompu ; de plus en plus, nous tendons vers l'acidification.

Si certaines personnes réussissent à lutter victorieusement contre l'agression que représente l'excès de substances acides, la plupart d'entre nous cependant, se montre - à des degrés divers - peu capable de les neutraliser et de les éliminer.

L'acidification du terrain qui en résulte est la source de très nombreux troubles de santé. Beaucoup de gens en sont atteints, mais dans l'ignorance des causes véritables de leurs maux, leurs souffrances durent parce que le traitement adéquat n'est pas mis en place.

La multiplicité des affections qui résultent de l'acidification du terrain, troubles qui peuvent se manifester simultanément ou successivement dans le temps, fait courir le malade d'un spécialiste à l'autre et adopter des traitements divers - véritable combat contre l'hydre à sept têtes - alors qu'un traitement unique - la désacidification du terrain - amènerait la guérison.

Les maladies dues à l'acidification du terrain

La liste non-exhaustive qui suit contient les troubles les plus courants résultant de l'acidification du terrain. Ils sont dûs au ralentissement de l'activité des enzymes que l'acidification du terrain provoque, à la déminéralisation des tissus et aux lésions organiques engendrées par les fortes concentrations d'acides.

  • manque chronique d'énergie
  • fatigabilité et frilosité
  • difficulté à récupérer
  • tendance dépressive
  • gencives enflammées et sensibles
  • sensibilité des dents au froid, au chaud et à l'acide
  • caries et effritement des dents
  • cheveux ternes, perte de cheveux
  • brûlures rectales ou urinaires
  • peau sèche, fissurée ou crevassée et eczémas secs
  • ongles fragiles, cassants, dédoublés, rayés, tâchés
  • crampes ou spasmes musculaires
  • atteintes des articulations
  • sciatique
  • sensibilités accrue à la douleur
  • grande réceptivité aux infections


La faiblesse métabolique face aux acides

L'apport d'acides par les aliments et la production d'acides par le fonctionnement organique, sont inévitables. Il est donc normal pour l'organisme d'avoir à traiter avec des acides. Mais, alors que certaines personnes se trouvent bien armées pour faire face aux acides, d'autres le sont beaucoup moins.

Les premières, dont le système tampon fonctionne bien, ont de grandes réserves minérales et « brûlent » aisément tout excédent d'acides. De telles personnes ne s'acidifient pas facilement. Les abus d'acides doivent se répéter souvent et durer depuis longtemps pour que le terrain se dégrade et que des troubles se manifestent.

La deuxième catégorie est composée de personnes qui présentent une faiblesse métabolique à l'égard de substances acides. Ces personnes sont vite débordées en présence d'acides. Elles les neutralisent mal et leurs réserves minérales s'épuisent rapidement. De plus, elles ont une très faible capacité de combustion (d'oxydation) des acides et ceux-ci, au lieu d'être transformés, restent sous forme d'acides.

A cause de leur extrême sensibilité, ces personnes s'acidifient parfois « pour un rien » ou « produisent de l'acidité avec n'importe quoi », comme elles le disent elles-mêmes. Il suffit d'une contrariété, d'une période de surmenage, etc. pour que leur capacité métabolique diminue et que leur taux d'acides augmente en conséquence.

Toute personne qui se suralimente en acides, qui est sous-oxygénée et carencée en minéraux aura tendance à s'acidifier. Mais alors que pour les personnes ne présentant pas de déficience métabolique particulière, l'acidification du terrain n'engendrera au plus que des troubles bénins et passagers, chez la personne sujette à une faiblesse métabolique à l'égard des acides, les affections s'installeront très rapidement et tout de suite de manière importante et gênante.

Une personne sujette à l'acidification peut vivre parfaitement normalement et en bonne santé, si elle adopte sa consommation d'acides à ses capacités organiques, d'où l'importance de bien connaître le caractère acide ou non des aliments, l'alimentation étant le facteur principal d'acidification.

Les trois grands groupes d'aliments

Les aliments peuvent être divisés en trois grands groupes : les aliments producteurs d'acides ( ou acidifiants), les aliments acides et les aliments alcalinisants. Lorsque nous mangeons, nous consommons aussi bien des alimens acides qu'alcalinisants.

Des quantités respectives de ces trois différents types d'aliments au cours d'un repas dépendra la plus ou moins grande quantité d'acides à laquelle l'organisme devra faire face, et donc la plus ou moins grande possibilité pour lui de s'acidifier.

Si la quantité d'aliments acides et producteurs d'acides est bien contrebalancée par l'apport d'aliments alcalins, les bases neutraliseront les acides sans que le système tampon n'ait à intervenir. Par contre, lorsque les aliments acides et producteurs d'acides prédominent, les acides pénètrent en grandes quantités dans le sang. Les bases alimentaires nécessaires à leur neutralisation faisant défaut, ce sont les minéraux alcalins prélevés dans les tissus qui devront être utilisés, ce qui à la longue conduit à la maladie.

La distinction entre aliments acides et alcalins est donc primordiale.Voyons maintenant plus en détails quels aliments appartiennent à chacun de ces groupes.

Les aliments acidifiants ou producteurs d'acides

Les aliments acidifiants ne contiennent pas de substances acides en tant que telles, mais ils en produiront comme conséquence naturelle des transformations digestives auxquelles ils sont soumis ou lors de leur utilisation au niveau cellulaire. La production d'acides par ces aliments est donc inévitable, mais normale, et touche autant les personnes sensibles aux acides que celles qui ne le sont pas. D'où le nom d'aliments producteurs d'acides.

C'est le cas, par exemple, pour la viande. La digestion et l'utilisation des protéines abouti nécessairement à la production d'acides, dont le plus connu est l'acide urique.

La plupart des « aliments producteurs d'acides » sont aussi des nutriments de base pour notre alimentation. Il n'est donc pas possible de les supprimer sous prétexte qu'ils contribuent à acidifier le terrain. La solution consiste à veiller aux quantités. Car si un léger apport d'acides est inévitable et naturel avec ces aliments, cet apport sera d'autant plus grand que les quantités consommées seront élevées. L'effet acidifiant ne sera effectif et néfaste que si ces aliments sont consommés en excès. La notion d'excès ne peut être qu'individuelle car elle est basée sur les capacités métaboliques personnelles.

Liste des aliments acidifiants

  • la viande, la volaille, la charcuterie, les extraits de viande, le poisson
  • les Sufs
  • le fromage (les formages forts sont plus acides que les doux)
  • les corps gras animaux
  • les huiles végétales, surtout l'arachide et les huiles durcies ou raffinées
  • les céréales, complètes ou non, avoine, ... surtout le millet
  • le pain, les pâtes, les flocons et aliments à base de céréales
  • les légumineuses : arachide, soja, haricot blanc, fève, etc.
  • le sucre raffiné et blanc
  • les sucreries : sirop, pâtisseries, chocolat, bonbons, confiture, fruits confis, etc.
  • les fruits oléagioneux : noix, noisette, etc (sauf l'amande)
  • le café, le thé, le cacao, le vin


Les aliments acides

Les aliments acides contiennent de nombreuses substances sous forme acide, ce qui les rend aisément reconnaissables au goût. Par exemple le citron, la rhubarbe, le vinaigre,...

Les aliments acides ont une action acidifiante ou alcalinisante suivant la personne qui les consomme. Les personnes sensibles aux acides doivent veiller tout particulièrement aux aliments figurant dans cette liste, car chez elles, l'effet de ces aliments sera toujours acidifiant. A l'exception des fruits, ils ne sont pas indispensables, comme l'était la grande partie des aliments producteurs d'acides. La suppression ou de fortes réductions de la consommation de ces aliments est facilement réalisable si nécessaire.

Liste des aliments acides

  • le petit lait vieux de quelques heures (donc yogourt, lait caillé,
    kéfir, fromage blanc peu égoutté, etc.
  • les fruits pas mûrs (moins le fruit est mûr, plus il est acide)
  • les fruits acides : les petits fruits, groseilles, cassis, framboises,...
  • les agrumes : citron, pamplemousse, orange, ...
  • certaines variétés de pommes (cloche), de cerise (griottes), les prunes, les abricots,...
  • l'excès de fruits doux
  • les légumes acides : tomate, rhubarbe, oseille, cresson
  • la choucroute
  • les jus de fruits, jus de citron (ce dernier dans la sauce à salade !)
  • les boissons industrielles sucrées : limonades et boissons à base de cola, ...
  • le miel
  • le vinaigre


Tous ces aliments contiennent de nombreux acides, d'où leur goût acidulé. Ce dernier sera d'autant plus prononcé que le taux d'acide est élevé. Les boissons industrielles sont très acides, mais la forte présence de sucre (jusqu'à 50 grammes par litre) atténue fortement le goût acide.

La présence d'acides dans les fruits n'est pas identique d'une variété à l'autre d'une même espèce : les pommes cloches sont par nature toujours acides alors que les goldens sont plutôt douces. Les griottes sont très acides et les bigarreaux peu, etc.

La maturité du fruits a aussi son importance. Moins un fruit est mûr, plus il contient d'acides. Avec le mûrissement, le taux d'acides diminue et celui du sucre augmente. L'abricot mûr, par exemple, est très sucré et ne contient que très peu d'acides. Les fruits cueillis avant maturité et mûrissant en entrepôts sont plus acides que ceux cueillis mûrs sur l'arbre.

Les jus de fruits sont plus acides que les fruits eux-mêmes. D'une part, ils sont plus concentrés - on boit facilement le jus de 3 oranges, mais on ne mange pas aisément les trois d'affilé - et d'autre part, une partie des minéraux basiques reste prisonnier de la pulpe du fruit qui est rejetée après le pressage du fruit. En outre, le sucre rajouté au jus, s'il diminue son goût acide, augmente son effet acidifiant.

Les aliments basiques ou alcalins

Ces aliments sont riches en bases et ne contiennent pas ou que peu de substances acides. Leur transformation et utilisation par le corps ne sont pas non plus productrices d'acides, si bien que ces aliments ont des vertus alcalinisantes pour le terrain, quelles que soient les quantités ingérées. Cette vertu est valable pour tous, indépendamment des capacités métaboliques de chacun. Ce sont ces aliments qui doivent être consommés avant tout par les personnes acidifiées. Bien sûr, accompagnés par des quantités bien mesurées, mais indispendables, d'aliments acidifiants. Les aliments acides, eux, n'étant consommés qu'occasionnellement, en quantités d'autant plus mesurées que les capacités de transformation des acides sont basses.

Liste des aliments alcalinisants

  • les pommes-de-terre
  • les légumes verts, crus ou cuits : salade, laitue, haricot vert, chou,...
  • les légumes colorés : carottes, bettrave, etc (sauf tomate)
  • le lait, le lait en poudre, le séré bien égoutté, la crème
  • la banane
  • l'amande, la noix de Brésil
  • la chataîgne
  • les fruits secs (sauf abricot )
  • l'eau minérale alcaline
  • boissons à la purée d'amande


Bien que la pomme-de-terre soit connue et utilisée surtout pour son action antiacide au niveau de l'estomac, lors d'acidité stomacale, de gastrite ou d'ulcère, ses vertus alcalinisantes ne s'arrêtent pas là. En raison de sa richesse en bases, son action alcalinisante s'étend à l'organisme entier. Riche en amidon, elle remplace avantageusement les céréales, sans présenter le caractère acidifiant de ces dernières. La pomme-de-terre est donc un excellent aliment pour les personnes souffrant d'acidité et figurera régulièrement aux repas.

Les légumes verts ou colorés font partie des aliments les plus riches en minéraux. A l'exception des tomates, ils sont fortement basiques. Une consommation généreuse et bi-quotidienne de légumes colorés, crus ou cuits, est l'un des meilleurs moyens de lutter contre l'acidification du terrain.

L'amande figure comme exception parmi les oléagineux. Elle est la seule à être franchement alcalinisante alors que tous les autres sont acides, surtout les noix. Les amandes peuvent également se consommer sour forme de purée.

Les fruits secs tels que les raisins et les pruneaux sont plutôt alcalins. Les autres tel qu'abricot, pommes, pêches, etc. sont généralement acides car ils ont été séchés avant maturité compète. Tous les fruits secs traités au soufre, de par le caractère acide de ce dernier, sont évidemment acidifiants.

Parmi tous les fruits frais, la banane est le seul fruit alcalin ; elle reste alcalinisante quelle que soit la quantité consommée. Les melons et les poires le sont aussi, mais dans une moindre mesure.

Les chataîgnes ont aussi un effet alcalinisant. En tant que farineux, elles peuvent remplacer la pomme-de-terre (choux rouge aux chataîgnes, par exemple) ou être utilisées en dessert (attention au sucre ! !).

Christopher Vasey