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L'affinité spirituelle parents-enfants



Une âme entre comme «hôte permanent» dans une famille...

Y a-t-il une hérédité spirituelle ? D'où provient ce que l'on appelle un «mouton noir» ?

Quelle est l'influence des parents dans l'incarnation ?


Le périple de l'esprit humain

L'histoire de chaque être humain débute sur le plan spirituel, qui forme la partie supérieure de la Création. À l'origine, les facultés humaines ne sont pas encore développées, elles se trouvent à l'état de germe et doivent être peu à peu amenées à leur épanouissement. Or, de même qu'un grain de blé doit être enfoui dans la terre pour s'épanouir – ce qu'il ne peut faire à l'air libre – de même, le germe d'esprit doit quitter les plans spirituels et descendre dans les plans plus denses de la Création pour y mûrir. Le séjour sur le plan terrestre oblige l'esprit à lutter contre la densité ambiante et à développer à ce contact les facultés qui sont en lui. De cette manière, sa volonté, sa persévérance, son discernement ainsi que bien d'autres qualités se développent et s'affermissent.

Ce processus est similaire à celui d'un athlète qui fortifie ses muscles en leur faisant faire des efforts au-dessus de la normale. La résistance que les muscles ont vaincue les contraint à s'affermir.

L'esprit quitte donc son plan spirituel d'origine pour pénétrer sur le plan qui fait directement suite vers le bas. L'esprit, qui est d'un genre plus léger que le plan sur lequel il va se rendre, serait repoussé hors de ce plan vers le haut par la loi de la pesanteur, s'il ne revêtait pas une enveloppe construite avec les matériaux de ce nouveau plan. Cette enveloppe agit comme le scaphandre que revêt un plongeur pour descendre dans les profondeurs marines auxquelles il n'appartient pas.

L'enveloppe qu'endosse l'esprit n'a cependant pas pour seul but de servir de lest. Elle lui sert aussi d'instrument pour appréhender son environnement et pour agir sur lui. Elle est donc plus qu'un simple revêtement, elle est aussi un véritable corps, avec ses organes des sens et ses membres pour se déplacer ou agir.

Tout comme la forme du scaphandre est adaptée à celle du plongeur, l'enveloppe ou le corps que revêt l'esprit possède une forme humaine. L'esprit n'est en effet pas une chose vaporeuse, floue et indistincte comme on le prétend parfois, mais il a la forme humaine que nous connaissons bien : tête, tronc et membres. L'esprit humain descend ainsi d'un plan à l'autre, en endossant une enveloppe sur l'autre. Chaque nouvelle enveloppe se surajoute donc à celles dont il s'est déjà revêtu, à l'image d'une poupée russe composée de différentes poupées s'emboîtant les unes dans les autres.

De toutes ces enveloppes, seule la dernière est visible sur le plan où il séjourne puisqu'elle est de même densité que tout ce qui s'y trouve et par conséquent, également de même genre que ceux qui y vivent. Pour pénétrer dans la matière dense, où nous nous trouvons actuellement, l'esprit a aussi besoin d'une enveloppe. Cette enveloppe, c'est le petit corps en formation dans le ventre de la future mère. Ce que l'on appelle «âme» est l'esprit revêtu de ses fines enveloppes, mais encore dépourvu du corps physique.

L'ancrage de l'âme dans le vêtement physique

Lorsqu'une possibilité d'incarnation se présente, elle peut être perçue depuis les plans de l'au-delà, parce que la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde et les processus qui s'ensuivent irradient d'une manière tout à fait particulière.

Ainsi averties, les âmes prêtes pour une incarnation se rapprochent du petit corps en formation. Après un processus de sélection, l'une d'entre elles s'ancre à proximité du corps en développement afin qu'en se maintenant très proche, des liens puissent se tisser entre eux, et ces liens permettront finalement l'incarnation. L'ancrage est offert tout d'abord par l'âme de la future mère et dans une moindre mesure, par celle du père. Ils fournissent à l'âme du futur enfant la possibilité de rester à proximité du corps en formation jusqu'à ce que le lien soit fermement établi et que l'incarnation puisse avoir lieu. Plu¬sieurs âmes attendent une occasion de s'incarner. Laquelle sera choisie parmi celles qui attendent ? La sélection s'opère naturellement, grâce à la loi de l'attraction des affinités. (La loi de la rétroaction joue aussi un rôle, mais ce dernier sera abordé plus tard). Les parents attirent en fonction de ce qui émane de leur esprit, donc d'une manière très personnelle puisque chaque esprit est différent des autres. En fonction de leurs qualités et défauts, de leur caractère, de leur manière d'être et de leurs aspirations, l'irradiation de leur esprit aura une «coloration» bien déterminée.

Parmi toutes les âmes susceptibles de s'incarner, ils attireront de manière sélective et avec le plus de force une âme qui possède la coloration la plus semblable, autrement dit, celle qui présente une combinaison de caractéristiques qui se rapproche le plus de la leur.

«Tel père, tel fils !»

Voilà la raison pour laquelle les enfants ont tant de points communs avec leurs parents. Si la transmission d'une hérédité physique est une réalité, il n'y a par contre pas de transmission au niveau spirituel.

On voit couramment les membres d'une même lignée posséder un trait de caractère commun. Par exemple, la générosité, le don de soi, ou des prédispositions artistiques, intellectuelles ou manuelles, mais aussi l'avarice, l'égoïsme, la violence ou la folie des grandeurs. De nombreux proverbes témoignent de cette réalité : «tel père, tel fils», «les chiens ne font pas des chats», «on reconnaît l'arbre à son fruit», «les fruits ne tombent pas loin de l'arbre».

Si de nombreux fils ont le même métier que leur père, ce n'est pas uniquement parce qu'ils ont été contraints de l'aider dans ses activités professionnelles pour le seconder et finalement reprendre l'entreprise. Le fils, qui a été attiré vers son père par l'affinité, possède des facultés semblables à celles de son père, ce qui le prédispose tout naturellement à avoir le même genre d'activité.

Un exemple célèbre de ces filiations est le cas de la famille du compositeur Jean-¬Sébastien Bach (1685-1750). Du 16e siècle jusqu'au milieu du 19e siècle, ce qui représente 12 générations de 30 années, la famille Bach a compté 75 membres qui vécurent au moins partiellement de la musique. La caractéristique commune aux membres d'une famille peut également être négative, car la loi de l'attraction des affinités ne fait pas de distinction entre bien et mal, mais attire et met en contact tout ce qui se ressemble.

La liaison avec le corps

Lorsqu'une possibilité d'incarnation est offerte à travers une conception, un des esprits susceptibles de s'incarner cherche à demeurer à proximité du petit corps en formation. Cet ancrage est constitué de deux éléments : d'un pont d'irradiations semblable à celui qui maintient deux aimants fermement plaqués l'un contre l'autre, et de fils, semblables aux fils du destin dont il a déjà été question, qui relient l'âme de l'enfant à l'esprit de ses parents. Ces fils peuvent être appelés fils de l'affinité puisque c'est la loi de l'affinité qui est le moteur de cette liaison.

Or, l'esprit de l'enfant devra s'incarner dans le fœtus en préparation. Une liaison entre lui et le corps physique qu'il revêtira doit encore se nouer. Pour cela, ce sont à nouveau des fils qui relieront l'âme qui va s'incarner à son futur corps.

Ces fils, bien qu'invisibles à nos yeux de matière dense, sont solides et ils remplissent leur rôle pendant toute la durée de l'incarnation, autrement dit tout au long de la vie terrestre. C'est probablement de l'un de ces fils dont on parle lorsque l'on dit de quelqu'un que sa vie ne tient plus qu'à un fil. Or, si au cours de son séjour sur Terre de nombreux fils retiennent l'esprit à son outil terrestre, en fin de vie ces fils se détachent. Parmi ces différents fils, il y en a un qui est bien connu. C'est le cordon d'argent dont parlent de nombreux voyants.

Ce cordon est de couleur argentée, d'où son nom. Il relie l'enveloppe la plus dense qui entoure l'esprit (le corps astral) au corps physique. Son rôle est de servir de lien. L'existence du cordon d'argent est confirmée par la Bible (L'Ecclésiaste 12,6). Il y est d'ailleurs présenté comme le fil dont la rupture amène la séparation de l'âme et du corps, autrement dit la mort.

Qui sont les «moutons noirs» ?

La loi de l'attraction des affinités qui fait que des esprits aux caractéristiques similaires se retrouvent dans une même famille semble contredite par l'existence des «moutons noirs». Par cette expression, on désigne des enfants qui ne ressemblent en rien aux autres membres de la famille, parce qu'ils présentent des traits de caractère non seulement différents mais spécialement négatifs.

Ces enfants font souvent le dé¬sespoir de leurs parents et sont la source d'innombrables problèmes et soucis pour leur famille. Dans certains cas, ils n'ont pas de qualités négatives mais sont considérés comme mouton noir au sein de la famille parce qu'ils possèdent des particularités qui tranchent fortement par rapport à celles des autres membres. Par exemple des facultés artistiques dans une famille de commerçants ou des capacités manuelles dans une famille d'intellectuels.

L'existence des moutons noirs signifie-t-elle que la loi de l'attraction des affinités n'a exceptionnellement pas fonctionné ? Malgré les apparences, la loi a pleinement agi. Il a été dit précédemment qu'il était nécessaire qu'un esprit humain présent sur le plan terrestre à proximité de l'embryon fasse office de point d'ancrage ; cet ancrage n'est pas toujours celui des parents : il peut aussi s'agir d'une autre personne qui se tient souvent dans l'entourage de la future mère. Par exemple, un parent comme une tante ou un cousin, un colocataire, ou encore quelqu'un qui a ses entrées dans la maison pour une raison ou une autre.

Cependant, la proximité de ces gens ne suffit pas pour que leur esprit devienne le pôle d'attraction de l'affinité. La preuve en est que les moutons noirs ne sont pas si nombreux. Une des conditions réside dans l'attitude de la mère. Si, sans être de mauvais vouloir, elle n'a ni grands idéaux ni aspirations vers des choses élevées, sa vie intérieure sera pauvre. Elle ne sera par conséquent pas éveillée en esprit et les radiations qui émanent d'elle seront faibles.

Cette faiblesse ne permet alors qu'un lien distendu entre elle et l'âme qu'elle attire. Cette dernière ne sera que faiblement reliée au corps et par conséquent pourra être concurrencée par une autre âme qui désire s'in¬carner et qui a pu fortement s'ancrer à une personne de l'entourage de la mère. En parlant de la force de la liaison, nous abordons déjà la deuxième condition pour qu'une tierce personne serve de point d'ancrage. Cette deuxième condition est que la tierce personne possède un trait de caractère ou un défaut très prononcé.

Dans des circonstances normales, la future mère est protégée par la vigilance de son esprit contre de telles éventualités.

Une femme qui constate qu'elle est enceinte est profondément touchée par cette découverte. Qu'il s'agisse de joie ou de crainte, sa vie intérieure est généralement bouleversée et gagne en intensité, et elle est protégée en conséquence. Il est néanmoins préférable qu'une femme enceinte veille aux personnes qu'elle tolère dans son proche entourage, surtout au début de la grossesse, période pendant laquelle se fait le choix de l'âme. La nécessité de se protéger était bien connue dans les temps anciens. Dans la Grèce antique par exemple, les femmes enceintes se retiraient de la vie sociale. Dans certaines tribus africaines, la future mère allait vivre dans une case isolée, à l'extérieur du village. De nos jours, certaines femmes agissent de la même façon. Elles diminuent leurs activités, sortent moins… et mènent une vie plus calme dès qu'elles découvrent qu'elles sont enceintes. Elles en ressentent intérieurement le besoin, bien qu'elles ne soient pas conscientes des raisons profondes qui les poussent à agir ainsi.

L'influence du père pendant la grossesse

Le processus d'attraction des âmes en attente d'incarnation dépend normalement de la présence des deux parents. Que se passe-t-il lorsque le père n'est que peu présent pendant la grossesse, voire totalement absent, soit qu'il voyage ou travaille au loin, soit qu'il décède après une maladie ou un accident ? L'esprit du futur enfant n'aura-t-il aucune affinité avec son père ? Ne lui ressemblera-t-il en rien ? Naturellement, les similitudes physiques sont en effet inévitables puisqu'elles sont déterminées par moitié à partir des gènes du père. Mais une affinité spirituelle ne peut être exclue. L'attraction de l'âme qui cherche à s'incarner commence dès la conception, c'est-à-dire à un moment où le père est encore présent et par conséquent peut également faire office de pôle d'attraction et de point d'ancrage. Qu'il vienne à s'en aller au loin, les premiers fils tissés demeurent malgré son absence. L'âme de l'enfant peut donc tout à fait être en affinité spirituelle avec le père.

Un autre facteur décisif n'est pas nécessairement la présence physique mais le lien intérieur entre la mère et le père.

Si un amour véritable existe entre eux, leurs esprits resteront «proches» car ils aspirent à être ensemble, chacun pense à l'autre, ils se réjouissent à la pensée d'être à nouveau réunis. Un lien subtil se forme entre eux. Cette proximité intérieure est plus forte que la distance physique qui sépare les époux.

Si les deux parents n'ont pas de liens profonds, et décident de se séparer, car ils ne voient pas de futur à leur relation, l'influence du père sera faiblement présente, alors que celle de la mère restera prépondérante, puisqu'elle constituera pratiquement à elle seule le pôle d'attraction spirituel. Dans ce cas, l'enfant ressemblera spirituellement avant tout à la mère et physiquement aux deux parents.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal