christopher vasey naturopathe
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Guérison miraculeuses à Lourdes,
témoignage d'un prix Nobel



Depuis 1858, des malades se rendent à Lourdes pour être guéris de leurs maux. Les guérisons miraculeuses qui y ont lieu de temps en temps sont niées par certains, alors qu'une partie de ces guérisons, bien qu'inexplicables, ont été déclarées réelles par des médecins. Alexis Carrel, prix Nobel de médecine en 1902, fut témoin d'une telle guérison. Comment de tels miracles s'inscrivent-ils dans les lois naturelles ?

Lourdes

En 2008 on a fêté le 150e anniversaire des apparitions dont Bernadette Soubirous, une jeune fille de 14 ans, fut témoin non loin de Lourdes. Partie ramasser du bois à proximité d'une grotte, Bernadette vit soudain celle-ci s'illuminer d'un halo de lumière au milieu duquel apparut un personnage féminin. Cette apparition se répéta entre le 11 février et le 16 juillet 1858.

Des milliers de gens accoururent pour être eux aussi témoins de ces apparitions. Des malades baignés dans les eaux qui, dès cette époque se mirent à jaillir d'une source, furent guéris.

Depuis, ceux qui souhaitent être libérés de leurs maux, parfois très graves, se rendent en grand nombre à Lourdes, et des guérisons inespérées ont lieu de temps à autre.

Ces guérisons sont-elles miraculeuses ou ne s'agit-il que de supercheries ?

Qu'est-ce qu'un miracle ?

Pour déterminer leur caractère miraculeux ou non, un bureau des constatations médicales a été fondé en 1866. Il est constitué de médecins qui étudient très scrupuleusement les différents cas qui se présentent. À de nombreuses reprises, ils ont admis le caractère tout à fait réel de ces guérisons et, par là, l'existence du miracle comme seule explication de ces incompréhensibles retours à la santé.

Un miracle est un événement que l'on considère a priori comme impossible, mais qui a quand même lieu. Il défie notre intelligence et nous laisse en même temps stupéfaits et émerveillés, car nous ne comprenons pas comment il a pu se dérouler. Pour les scientifiques, c'est son côté inexplicable, en dehors des normes, qui le leur fait rejeter. Pour les croyants au contraire, c'est son caractère surnaturel et arbitraire qui témoigne qu'il s'agit d'un miracle : Dieu manifesterait ainsi sa Toute-Puissance.

Mais est-ce vraiment une preuve de toute-puissance si pour opérer un miracle, Dieu doit agir en dehors des lois de la nature qu'Il a lui-même instaurées dans sa Création ? S'il devait agir en dehors des lois qui sont l'expression de sa Volonté, c'est qu'elles ne seraient pas parfaites, et que lui non plus ne serait pas parfait, ce qui est impossible. Les miracles doivent par conséquent obligatoirement avoir lieu dans le cadre des lois. Comment ?

Qu'est-ce qui différencie les miracles des événements habituels ? «Chaque miracle» est-il expliqué dans le Message du Graal «est un phénomène absolument naturel, mais réalisé avec une rapidité extraordinaire et une force concentrée.» (tome 2, conf. 32) Alexis Carrel, qui a assisté à Lourdes à une guérison miraculeuse, nous donne un exemple frappant de la rapidité avec laquelle ces guérisons se déroulent.

Ce témoignage a d'autant plus de valeur, qu'Alexis Carrel, prix Nobel de médecine en 1902, est connu pour son honnêteté et son objectivité.

La guérison de Marie Bailly

En 1901, Alexis Carrel, bien que sceptique face aux miracles, mais voulant en savoir plus, accompagne des malades se rendant à Lourdes. Au cours du voyage en train qui dure 48 heures, son attention est particulièrement attirée par une jeune fille de 22 ans, Marie Bailly. Elle est si affaiblie qu'il craint qu'elle ne meure avant d'arriver à destination. Elle est étendue, à demi-consciente, le visage blême, et elle a de fortes douleurs. Bien qu'elle soit d'une maigreur squelettique, son ventre forme une masse, protubérante et arrondie, à cause de la péritonite tuberculeuse dont elle souffre.

Le Dr Carrel, étonné de ce qu'on ait laissé cette malade très affaiblie entreprendre un si long voyage, apprend que ses proches l'ont introduite en cachette dans le train, sans tenir compte des recommandations de ses médecins, car Lourdes représente pour elle le dernier espoir de guérison. Malgré le pronostic défavorable, Marie survit au voyage.

Le lendemain de son arrivée, elle est conduite aux bains en début d'après-midi. À 13h30, elle en sort et elle est étendue sur une civière devant la grotte où les malades sont réunis en prière. Son état ne semble pas s'être amélioré. Au contraire, Alexis Carrel constate qu'elle est à l'agonie. Il est 14h40.

« Mon regard tomba sur Marie. Il me sembla que l'aspect de sa figure s'était modifié, que les reflets blêmes avaient disparu, que sa peau était moins pâle. Je suis halluciné ! …

La figure de Marie se modifiait toujours, les yeux brillants, extasiés, tournés vers la grotte. Tout à coup, je me sentis pâlir. Je voyais, vers la ceinture, la couverture se déprimer peu à peu au niveau du ventre. Trois heures venaient de sonner à la basilique. Au bout de quelques minutes, la tuméfaction du ventre semblait avoir complètement disparu. Je crois vraiment que je deviens fou ! » (Le voyage à Lourdes », Alexis Carrel)

Tout à coup, la situation a changé. En quelques minutes, la guérison s'est opérée. Un processus curatif qui, dans le meilleur des cas, se serait normalement déroulé sur plusieurs mois, a lieu ici en quelques minutes. Mais s'agit-il vraiment d'une guérison ?

Pour s'en assurer, un peu plus tard, Alexis Carrel procède à un examen : «La peau apparut blanche et lisse, le ventre petit, plat et déprimé comme chez une jeune fille de vingt ans très amaigrie. L'abdomen se montra au toucher souple et dépressible. Aucune douleur. La tuméfaction s'était évanouie comme dans un rêve. Tout était redevenu normal. La guérison était complète…

Je demeurai muet. La transformation était prodigieuse. La jeune fille était assise sur son lit. Les yeux brillaient dans sa figure, grise encore et décharnée, mais mobile et vivante, avec un peu de rose aux joues. De toute sa personne émanait un indéfinissable sentiment de calme qui rayonnait autour d'elle et illuminait de joie la triste salle… Elle est guérie, c'est indiscutable.»

Miracle et loi naturelle

Il n'y a rien d'anormal ou de contre-nature à ce qu'une tumeur, des grosseurs ou des nodules se résorbent, que des épanchements séreux se vident, et que des infections disparaissent et des tissus malades se régénèrent. Ce sont des phénomènes qui ont lieu en temps normal.

Lors de miracles, comme celui décrit plus haut, les mêmes phénomènes ont lieu mais seule leur rapidité est extraordinaire.

Les miracles se réalisent donc bien dans le cadre des lois naturelles. S'ils se déroulaient en dehors de ce cadre, comme le pensent les croyants, des gens ayant perdu une jambe en verraient une nouvelle apparaître, quelqu'un qui aurait un œil crevé en retrouverait un neuf, etc. Or, jamais des guérisons de ce genre n'ont été observées. Les miracles ne se déroulent pas en dehors des lois physiologiques. Ils ont lieu dans le cadre des lois naturelles, mais avec une force qui permet une accélération des processus curatifs et régénérateurs.

Ce sont des phénomènes qui, bien qu'impressionnants et rares, sont naturels

Christopher Vasey