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Créationnisme contre évolutionnisme
Une fausse opposition



Le créationnisme et l’évolutionnisme sont deux manières différentes d’expliquer l’apparition sur terre des êtres vivants : plantes, animaux, hommes. Présentés comme s’excluant l’un l’autre, ils ont engendré de nombreux conflits entre leurs partisans, conflits qui ont encore lieu aujourd’hui. Ceux-ci n’ont cependant pas de raison d’être. Les deux conceptions sont en réalité complémentaires, si on les aborde avec une approche spirituelle.

Le créationnisme

Pour le créationnisme, qui se base sur la Bible, le Créateur a créé chaque plante et chaque animal et les a ensuite placés ensemble sur terre. Tout est ainsi sorti directement de la main du Créateur.

On peut en effet lire dans le livre de la Genèse : « Puis Dieu dit : que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers,… Dieu créa les grands poissons … Il créa aussi tout oiseau ailé … du bétail, des reptiles,… Dieu créa l’homme à son image ». (chap. 1, 11-21-24-27)

Cette création groupée de tous les êtres vivants eut lieu, d’après certains exégètes de la Bible, 4004 années avant la naissance de Jésus-Christ. Depuis cette date, les plantes et les animaux auraient peuplé la terre, sans modifier leur forme ou leurs capacités, puisque celles-ci étaient déjà présentes pleinement épanouies dès le commencement.

L’évolutionnisme

En étudiant la forme du corps des espèces animales éteintes mais conservées sous forme de fossiles, et en les comparant aux animaux vivant actuellement, Charles Darwin (1809 – 1882) constata que toutes les espèces animales apparaissaient comme des variantes améliorées des espèces qui les avaient précédées.

Pour lui, il devint clair que les différentes créatures n’étaient pas apparues sur terre en même temps, déjà toute faite, mais étaient issues les unes des autres. En développant ses facultés, la créature la plus simple avait donné naissance à une créature un peu plus évoluée qu’elle, qui en amenant ses propres qualités à un stade plus avancé avait permis à une nouvelle créature dotée de qualités supérieures d’apparaître, et ainsi de suite jusqu’aux grands singes et finalement à l’être humain.

La multitude des plantes et des animaux que nous connaissons aujourd’hui, n’existaient par conséquent pas au départ, mais sont apparus comme résultat d’un lent travail d’enrichissement et de transmission de facultés.

Cette évolution s’est étendue sur des milliers d’années, les espèces vivantes apparaissant ainsi, non pas simultanément comme le pensent les créationnistes, mais successivement, et non avec des qualités achevées, mais en devenir et perfectibles.

La controverse

Lorsqu’au milieu du 19è siècle, Darwin exposa ses idées, il fut très fortement contesté par les créationnistes. Il remettait en effet fondamentalement en question la vision du monde et de l’être humain qui prévalait jusque là.

Puisqu’il descendait du singe, l’être humain était soudain ravalé au rang d’animal amélioré. Cela impliquait qu’il n’avait pas été créé à l’image de Dieu mais à celle du singe. Pire que cela, si les espèces animales étaient issues les unes des autres, cela signifiait que Dieu ne les avait pas créées, mais qu’elles s’étaient créées elle-mêmes. Dieu n’était donc pas le Créateur de toute chose et peut-être devait-on en déduire qu’Il n’existait pas.

Pour tout croyant, ce que les créationnistes sont, la remise en question de la toute puissance créatrice de Dieu est un non-sens et c’est cela qui le pousse à rejeter l’évolutionnisme.

Le problème est que l’approche évolutionniste se base sur l’observation de faits concrets et incontestables et les conclusions auxquelles elle arrive : une filiation et une évolution des espèces, sont logiques et objectives.

Comment se sortir de cette impasse ?

La clé : une approche plus large

Malgré les apparences, créationnisme et évolutionnisme ne sont pas inconciliables car les vérités que chacun défend ne se situent pas au même niveau. Le créationnisme parle en réalité de la création des âmes, alors que l’évolutionnisme parle des corps terrestres dans lesquels s’incarnent ces âmes.

Pour simplifier l’explication, limitons-nous à parler des animaux et de l’être humain. La création de toutes les espèces animales puis de l’être humain décrite dans la Bible, description sur laquelle s’appuient les créationnistes, concerne les noyaux animateurs de ces créatures, c’est-à-dire les âmes des animaux (les âmes de chien, de cheval, de singe, etc.) et l’esprit humain. Tous ont été créés par Dieu, avec leurs caractéristiques propres à chacun.

Or, tout comme l’esprit humain doit revêtir un corps physique pour séjourner sur terre, de même les âmes animales doivent elles aussi s’incarner dans un corps de matière dense. Mais où sur terre se trouvaient les réceptacles à revêtir ? Ils étaient nulle part, car dans les débuts de l’histoire de la planète terre, ils n’existaient pas et devaient encore être formés.

Ces réceptacles ne furent pas formés simultanément, de manière groupée, mais ils furent formés les uns après les autres au cours d’un processus évolutif s’étendant dans le temps, comme le souligne très justement l’approche évolutionniste.

Un longue évolution des corps

Le corps de l’animal le plus simple, composé d’une seule cellule, permit à l’âme animale la plus élémentaire de s’incarner. Dans sa lutte pour survivre, cet animal amena son corps à un stade un peu plus élevé, ce qui, lors de la multiplication de l’espèce, permit à des âmes un peu plus perfectionnées de s’incarner dans les corps ainsi offerts. Ces âmes à leur tour portèrent leur corps à un stade supérieur, permettant à nouveau à des âmes aux qualités plus élaborées de s’incarner. Ce processus se répéta jusqu’à la formation du corps des grands singes, dans les descendants desquels, un jour, ne s’incarna pas des âmes de singes, mais des esprits humains. Ces singes disparurent par la suite. L’incarnation des esprits humain dans leur corps ne fut possible qu’à une période bien précise. Les grands singes dont il est question avaient atteint leur plus haut degré de développement sur terre. Tout en étant différentes, leur facultés se rapprochaient de celle des esprits humains, encore peu développés à l’époque, puisqu’ils se trouvaient encore au début de leur parcours évolutif. Ainsi, le plus évolué du règne inférieur put offrir un réceptacle au moins évolué du règne supérieur. Ce réceptacle fut ensuite humanisé et les esprits humains s’incarnèrent désormais dans des corps humains et non plus dans des corps de singes. Il est à noter que ce qui au cours de l’évolution est à chaque fois transmis n’est pas un corps différent, mais seulement un corps plus évolué. Ce dernier ne devient autre que par l’action du nouveau noyau animateur. Le singe ne transmet pas à l’esprit un corps humain, mais un corps de singe. Ce n’est que parce que l’esprit l’habite et l’utilise, qu’il acquiert finalement une forme humaine.

Des âmes déjà créées

L’évolution progressive des corps physiques ici sur terre a ainsi fourni à toute la variété des âmes séjournant dans l’au-delà l’occasion de s’incarner peu à peu, les unes après les autres, au fur et à mesure de la formation des réceptacles dont elles avaient besoin pour venir sur terre. Il existe donc bien une évolution au niveau des corps, mais pas au niveau des âmes. Celles-ci existaient déjà en tant que telles avant leur incarnation, parce que créés par Dieu. Elles ne procèdent donc pas les unes des autres. Une âme de singe ne peut évoluer pour devenir un esprit humain, pas plus qu’un esprit humain qui régresse ne devient une âme de singe. L’approche créationniste et évolutionniste ne sont pas en opposition mais complémentaires. L’homme, en tant qu’esprit, ne descend pas du singe, seul son corps en provient.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal