christopher vasey naturopathe
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Comment les animaux se soignent-ils ?



Hôpitaux, médecins, médicaments, toute une infrastructure médicale est en place pour soigner l’être humain lorsqu’il tombe malade. Les animaux dans la nature en sont dépourvus. Cela signifie-t-il qu’ils ne peuvent rien faire pour se soigner et sont, en quelque sorte, condamnés sitôt que la maladie les atteint ? Non, les animaux ne sont pas abandonnés sans défense, ils utilisent les nombreux remèdes que leur offre la nature.

Les plantes médicinales

La nature regorge de plantes médicinales. Si les êtres humains en utilisent, beaucoup d’animaux font de même. Les cas les plus connus d’animaux faisant usage de plantes ont trait aux chats et aux chiens. Ceux-ci mangent du grammont ou chiendent pour se soulager de leurs maux. Selon le dosage, l’ingestion de la plante déclenchera une légère expectoration qui nettoiera les bronches, un sérieux vomissement qui videra l’estomac, ou encore un effet laxatif qui dégagera les intestins. Le fait est si connu que des barquettes «d’herbe à chat» sont proposées dans les magasins spécialisés pour que les chats d’appartement puissent eux aussi se soigner.

Mais les chats et les chiens ne sont pas les seuls animaux à se soigner avec des plantes. Les chimpanzés de Tanzanie font de même. Ils consomment une plante nommée Aspilia pour calmer leurs maux d’estomac. Lorsqu’ils souffrent de problèmes intestinaux, ils mâchent, puis sucent le jus des rameaux de vernonia amydalina, une plante qu’ils évitent d’habitude à cause de son goût amer. Des belettes ont aussi été observées en train de consommer des fleurs de rue pour se soigner.

La morsure de serpents venimeux est un autre problème médical auquel doivent faire face les animaux. Les chamois mordus vont brouter de l’euphorbe, une plante que d’ordinaire ils ne mangent pas. Celle-ci agit comme une purge violente et grâce aux fortes éliminations qu’elle provoque les débarrasse du poison. Les loups, eux, creusent le sol pour déterrer et manger la racine de la renouée bistorte (appelée aussi herbe aux serpents) qui les purge violemment. Dans la même situation, les tortues mangent de la marjolaine.

Et en cas de blessure, que font les animaux ? Les chamois blessés soignent leurs plaies en se roulant dans le plantain des Alpes. Cette plante a en effet une action cicatrisante très nette. Un rat musqué qui s’était blessé en passant à travers un grillage a été observé en train de s’enduire de résine de pin. Il mit ensuite sa patte alternativement au soleil et à l’ombre pour activer la guérison.

Autre usage inattendu des plantes médicinales : les hirondelles appliquent du suc de chélidoine sur les yeux voilés de leurs petits. Cette plante a des vertus désagrégeantes sur les tissus. Elle est utilisée par l’homme pour dissoudre les verrues.

L’argile

L’argile, la simple terre du potier, est un remède couramment utilisé par les êtres humains en médecine naturelle. Elle a la faculté de fixer des substances toxiques et ainsi de les neutraliser. Elle attire ou absorbe les toxines et poisons des tissus, ce qui détoxique l’organisme. Elle a aussi des vertus cicatrisantes et éliminatrices. Or, des chimpanzés et des singes de régions aussi diverses et éloignées que le Gabon, le Zanzibar ou le Sri Lanka consomment tous de l’argile pour soigner leurs problèmes digestifs. Les éléphants recourent d’ailleurs aussi à l’argile lorsqu’ils veulent se purger.

Les vertus de l’argile peuvent également être mises à profit en usage externe sous forme de cataplasme. En Sibérie, une région riche en argile a été découverte parce que les animaux blessés de la région : sangliers, chevreuils, cerfs… venaient se plonger dans ses boues bienfaisantes. Le cataplasme d’argile qui se formait ainsi nettoyait et protégeait les plaies, et ses vertus cicatrisantes hâtaient la guérison.

Dans nos campagnes, les chevaux malades de la corne trempent leurs sabots dans les boues argileuses.

Autres remèdes

Les capucins rouges, une autre espèce de singe, mangent du charbon de bois pour se débarrasser des vers intestinaux.

Les animaux recourent aussi au jeûne et au repos lorsqu’ils sont malades. Ils se retirent dans un endroit écarté et protégé et laissent ainsi les forces de défense du corps agir librement. Les principes de l’hydrothérapie sont également employés par certains animaux. L’application successive de froid, qui contracte les tissus, et de chaud qui les dilate, active la circulation du sang et les échanges cellulaires, et par là la guérison. Le chien qui lèche régulièrement sa patte blessée puis la laisse sécher au soleil, ou qui se couche alternativement au soleil puis à l’ombre lors d’une fièvre, agit dans ce sens. Le rat musqué cité plus haut en est un autre exemple.

Automédication ?

Certains zoologistes contestent qu’il s’agisse véritablement d’automédication, car, disent-ils, les notions de maladie et de médicament sont le propre de l’homme et échappent à l’intelligence des animaux. D’autres, au contraire, parlent sans détours d’automédication, ce qui semble tout à fait correspondre à la réalité. En effet, comme nous l’avons vu, les remèdes auxquels recourent les animaux ne font pas partie de leur régime alimentaire habituel. Ils ont même souvent mauvais goût et, pour certains, sont compliqués à trouver. Pensons au loup qui doit creuser le sol pour trouver les racines qui contiennent les substances actives susceptibles de le guérir. De plus, ces remèdes sont consommés uniquement lorsqu’il y a maladie.

Plutôt que d’entrer dans le débat sur l’automédication, il semble plus intéressant de se demander comment les animaux font pour savoir à quelle plante ou quel remède recourir pour se soigner. N’ayant pas les facultés réflexives et déductives de l’homme, ils ne peuvent pas expérimenter ou faire des recherches sur les éventuelles propriétés médicinales des substances qui les entourent. Et pourtant, ils se soignent.

Une explication possible est celle de l’instinct. Celui-ci dirigerait l’animal vers la plante, la terre argileuse ou tout autre remède dont il a besoin. À l’aide de son odorat et de son sens du goût, il repérerait ce qui lui fait du bien. Des expériences en laboratoire ont effectivement montré que des rats carencés en vitamines bien précises savaient trouver d’instinct les aliments qui contenaient les substances manquantes. Cela expliquerait, par exemple, que les cerfs, bien qu’ils soient herbivores, comblent leurs carences en calcium en mangeant les cadavres d’oiseaux qu’ils trouvent. Le squelette de ces volatiles est en effet à même de leur fournir le calcium manquant.

Une autre façon d’expliquer «la capacité des animaux à se soigner dans leur environnement naturel» fait appel à l’existence des êtres essentiels, aussi appelés êtres élémentaux, autrement dit aux forces personnifiées de la nature que sont les gnomes, les elfes ou les ondines. Ces êtres ont non seulement pour rôle d’animer et de gérer la nature, mais aussi d’aider les créatures qui y vivent.

S’il existe de nombreux témoignages qui relatent l’aide apportée à l’homme par les êtres essentiels pour façonner des poteries, travailler les métaux, extraire les fibres des végétaux pour tisser… il en existe aussi sur l’art de soigner. Bien des plantes médicinales qui font partie de la pharmacopée ont été indiquées aux humains par les êtres essentiels. Or, des indications similaires sont aussi données aux animaux.

Les êtres essentiels montrent aux animaux quelle plante consommer ou quelle terre argileuse avaler pour se soigner. Ils sont d’ailleurs les plus à même de le faire puisque ce sont eux qui sont responsables de ces éléments naturels et de leurs vertus. Les animaux n’ont bien sûr pas de concepts de maladie et de remède avec lesquels ils raisonnent, mais ils acquièrent un savoir en mettant en pratique ce que les êtres essentiels leur indiquent. Ce savoir leur reste et entre dans leurs habitudes non parce qu’il serait transmis d’une génération à l’autre, mais grâce à l’existence de ce que l’on appelle l’âme-groupe animale.

L’âme-groupe des animaux

Contrairement à l’être humain qui est un esprit indépendant de tous les autres esprits humains, les animaux d’une même espèce ont une âme-groupe en commun. Cette différence a des conséquences très grandes sur les possibilités d’apprentissage.

Une âme-groupe est comme un énorme réservoir qui contient toutes les âmes d’une espèce animale, celles des éléphants, par exemple. Pour s’incarner, une âme d’éléphant quitte l’âme-groupe et revêt un corps physique d’éléphant comme outil pour séjourner sur Terre. Au cours de ce séjour, cette âme est confrontée à de nombreuses situations. Obligée de réagir pour survivre, elle intériorise un certain savoir-faire. À la fin de sa vie, lorsque cette âme d’éléphant se détache du corps, elle emporte ce savoir avec elle. Quand elle réintègre l’âme-groupe dont elle est issue, cette âme se retrouve dans le «réservoir» de son espèce. Le savoir qu’elle porte en elle ne sera pas conservé pour elle seule, mais mis à disposition de toutes les âmes dans l’âme-groupe.

Cela signifie que même les âmes qui n’ont pas été confrontées aux situations qui leur auraient permis d’acquérir ce savoir-faire, vont le posséder. Elles l’intègrent et pourront l’utiliser lorsqu’elles descendent sur Terre pour s’y incarner. Ce mode de transmission explique des faits qui, sans cela, demeureraient mystérieux.

Les corbeaux, par exemple, crient pour donner l’alarme à leurs congénères quand un homme s’approche trop près d’eux. Or, peu de temps après l’introduction des fusils dans les campagnes, fusils utilisés entre autres pour tuer les corbeaux qui dévastaient les cultures, il fut constaté que les corbeaux s’enfuyaient sitôt qu’un être humain apparaissait avec un fusil, alors qu’ils se contentaient de donner l’alarme lorsqu’il n’en avait pas.

Étant donné que les expériences d’une vie ne se transmettent pas aux descendants par l’intermédiaire des gènes, et que seule l’existence de l’âme-groupe est à même de le faire, l’expérience acquise par les corbeaux blessés et tués est portée par leur âme à l’âme-groupe dans laquelle ils retournent après leur mort. Les corbeaux qui s’incarnent sur Terre après ce retour emportent cette connaissance avec eux.

Dans le même ordre d’idées, le berger allemand qui de manière générale est amical avec l’homme est devenu agressif avec lui après la seconde guerre mondiale. Lors de ce conflit, ces chiens avaient été incorporés dans l’armée et dressés pour attaquer l’homme. L’existence de l’âme-groupe explique également pourquoi certaines races de chiens peuvent être dressées pour devenir des chiens de garde, de chasse ou de berger… et pourquoi elles deviennent de plus en plus performantes dans leur activité. Les caractères acquis au cours d’une vie ne se transmettant pas par les gènes, ils sont transmis aux autres et renforcés par le canal de l’âme-groupe.

Il en va de même lorsqu’un être essentiel montre à un chimpanzé comment utiliser de l’argile pour soigner ses problèmes digestifs. En suivant les indications données et en ressentant un soulagement, le chimpanzé acquiert par expérience vécue un savoir qui s’inscrit en lui. Lorsqu’il souffrira à nouveau de tels maux, il recourra encore une fois à l’argile et ce savoir s’inscrira d’autant plus fortement en lui. Certains de ses pairs l’imiteront peut-être aussi. En remontant dans l’âme-groupe, l’âme de ces chimpanzés emporte avec elle ce savoir qui sera alors à la disposition de toutes les âmes de l’âme-groupe. De cette manière, le savoir sur l’emploi de l’argile s’inscrira peu à peu dans toute l’espèce.



Article basé sur les connaissances du Message du Graal



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