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Détoxication Optimale
Que sont les colles et cristaux?



Les colles

Les colles n’ont pas de forme définie et persistante. Ce sont des substances sans structure fixe. Elles sont molles, arrondies et malléables. Leur consistance élastique fait qu’elles ne résistent pas aux pressions et qu’elles modifient leur aspect au gré des circonstances.

A cause de leurs caractéristiques, les colles ne sont pas agressives pour les tissus, mais gênent et entravent l’organisme par leur présence et leur masse. Elles épaississent les liquides dans lesquels elles se trouvent, le sang et la lymphe par exemple. Cela a pour conséquence de ralentir la circulation, voire boucher des vaisseaux. Les colles encombrent les voies respiratoires, plus précisément les  bronches, les bronchioles et les alvéoles. Elles congestionnent les organes et y provoquent des stases, entravant ainsi le fonctionnement de ceux-ci.

L’existence des colles est aisée à constater par chacun. Les matières visqueuses éliminées lorsque l’on se mouche sont des colles. Le sont également les crachats, les glaires et les mucosités toussées ou expectorées, dont les caractéristiques sont bien l’absence de forme fixe. Les boutons à tête blanche, comme ceux de l’acné, sécrètent des déchets-colles. Le pus, ce liquide épais, souvent jaunâtre, produit lors d’infections et d’inflammations (furoncle, otite, plaies,…) sont également des colles. Parfois, les selles contiennent des mucosités grises ou brunes dont la texture s’approche de celle du blanc d’œuf et est capable de s’étirer comme lui. Ce sont également des colles. L’enduit blanc qui recouvre la langue lorsque nous avons « la langue blanche » est aussi fait de colles, tout comme le sont les pertes blanches pour les femmes. Les athéromes, que l’on ne peut pas observer directement mais dont on entend beaucoup parler à propos des maladies cardio-vasculaires, sont des dépôts lipidiques, jaunâtres et grumeleux. Ils se forment sur les parois internes des vaisseaux sanguins et, de par leurs caractéristiques, appartiennent également aux déchets colles.

Comme dit plus haut, les colles n’agressent pas l’organisme mais le gênent. Une manifestation très courante de cette gêne est l’épaississement du sang dans lequel se retrouvent les colles d’origine lipidique et glucidique. Le sang s’épaissit. Il charrie d’avantage de corps solides qu’il ne le devrait. Cet état est très répandu de nos jours. Pour lutter contre l’augmentation de la viscosité sanguine et les risques de thrombose qui en résulte, c’est-à-dire le risque de formation d’un caillot avec les dangers que cela représente pour la santé, des médicaments appelés « fluidifiants sanguins » sont prescrits. La désignation du remède décrit bien la situation : le sang est trop épais, dense. Il l’est à cause de la présence de déchets, en l’occurrence des colles. Pour lutter contre cela, il faut le rendre plus liquide, plus fluide.

 

Exemples de colles

Origine lipidique le cholestérol
les triglycérides
Origine glucidique  les résidus d’amidon mal dégradés
les floculats de cellules mortes
les agglomérats de toxines



Les cristaux

Les cristaux sont de forme cristalline, autrement dit les atomes qui les constituent sont disposés de telle manière à donner des formes géométriques définies (par opposition à l’état amorphe et non structuré des colles). Ces formes géométriques sont des lignes  droites et des surfaces planes typiques des cristaux de roche, de sucre ou de sel. Cette structure confère fermeté et résistance aux cristaux. Ils sont rigides et ont la capacité de garder leur forme sous la pression.

Lors d’un contact prolongé, les cristaux s’agglomèrent les uns aux autres. Ils forment alors une structure cristalline de volume plus important, appelées calculs, comme cela a parfois lieu dans les reins.

La présence de déchets-cristaux dans le corps peut être observé par chacun. Le sable que nous avons dans les yeux, au réveil – et qui d’après les légendes est apporté par le marchand de sable – sont des cristaux. Le sont aussi, le sable que l’on sent crisser dans les articulations. Par exemple, entre les vertèbres de la nuque, lorsque nous tournons la tête de gauche à droite. Lorsque la sueur est très concentrée, en séchant, elle laisse des dépôts poudreux et salés qui sont de très petits cristaux. D’autre part, les cristaux qui s’accumulent dans les articulations forment des dépôts appelés tophus, qui déforment, bloquent et enflamment les articulations. Ces exemples ne sont pas uniques, il y en a bien d’autres. Ceux donnés ci-dessus, cependant, sont parmi les plus aisés à observer.

Le terme général de « cristaux » regroupe des déchets bien précis et portant chacun des noms déterminés dont le lecteur a certainement déjà entendu parler.

La plupart d’entre eux se présentent sous forme d’acides et sont issus de l’utilisation des protéines. Les cristaux peuvent cependant aussi provenir des glucides et des lipides.

Les principaux déchets-cristaux et leur origine sont les suivants :

 

Exemples de cristaux

Origine protéique l’acide urique
l’urée
la créatinine
l’acide oxalique
Origine lipidique  l’acide acétylacétique
l’acide beta-hydroxybutyrique
Origine glucidique  l’acide pyruvique
l’acide lactique
Origine glucidique  minéraux usés dont le phosphore, le soufre,
le chlore…


Le nom de nombreux déchets-cristaux sont bien connus du public, parce que leur taux est recherché lors d’analyses de sang ou d’urine. Leur présence en excès est considérée comme étant la cause de maladies.

Christopher Vasey