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Catastrophes naturelles
Cyclone, tremblement de terre, tsunami,
Pourquoi Dieu tolère-t-Il la souffrance ?



Tsunami, tremblements de terre, cyclones, éruption volcaniques, inondations, … des morts par milliers, des blessés et des sans abris en plus grand nombre encore. Les catastrophes naturelles sèment la désolation derrières elles. L’être humain ne peut s’empêcher de se demander, pourquoi Dieu, le Créateur de la nature, tolère-t-Il tout cela, et plus particulièrement, pourquoi tolère-t-Il la souffrance ?

Pourquoi Dieu tolère-t-Il la souffrance ?

Puisque cette question sous-entend que Dieu ne devrait pas tolérer la souffrance, qu’Il devrait faire en sorte qu’elle ne puisse se manifester, qu’Il en est peut-être même l’auteur, qu’Il ne devrait pas la laisser exister plus longtemps, il est nécessaire de se demander ce qu’est la souffrance, quelle est son origine.

On pourrait difficilement soutenir que Dieu veuille la souffrance et qu’Il l’a créée à côté du bonheur et du bien-être comme une chose normale dans la création. Affirmer cela irait à l’encontre de ce que nous ressentons au fond de nous comme étant la divinité. Dieu est Amour et il est bon ; Il ne peut vouloir la souffrance de ses créatures. Au contraire, il veut leur bien et leur bonheur. Il a créé une création qui fonctionne harmonieusement car elle est dirigée par des lois qui sont l’expression de sa volonté et de sa perfection. On peut facilement le constater en observant la nature, les phénomènes physiologiques, le mouvement des astres, … tout agit en harmonie et équilibre dans un tout ordonné avec sagesse.

A l’intérieur de cette création, tout ce qui est minéral, végétal et animal agit toujours dans le sens des lois et concoure à l’harmonie générale. La raison en est qu’étant dépourvues de toute faculté de décision ou, pour les animaux, n’en possédant une que très limitée, ils ne peuvent jamais s’opposer aux lois et agir à leur encontre.

De toutes les créatures, seul l’esprit humain en est capable. Il dispose du libre arbitre, cette faculté qui lui permet de prendre les décisions de son choix sans être limité par quoi que ce soit. Contrairement aux animaux, le comportement et les réaction de l’être humain ne sont pas prédéterminées. Ce dernier n’agit donc pas automatiquement dans le sens des lois. S’il le fait, c’est qu’il a pris la décision de le faire. La liberté que lui confère son libre arbitre lui donne ainsi la possibilité d’agir en harmonie avec les lois ou en disharmonie avec elles.

Lorsque ses décisions sont conformes aux lois, elles lui apportent joie, bonheur, bien-être. A l’inverse, celles qui s’y opposent, lui amènent le mal-être, la douleur et la souffrance.

La souffrance apparaît donc sitôt que l’homme prend des décisions qui vont à l’encontre des lois. C’est lui qui est à l’origine de la souffrance, et celle-ci est d’autant plus grande qu’il s’oppose fortement aux lois et persiste dans son opposition.

N’aurait-il pas été plus sage, se demanderont certaines personnes, que Dieu ne donne pas le libre arbitre à l’être humain ? Celui-ci n’aurait ainsi pas la possibilité de prendre des décisions erronées, et par là, d’attirer la souffrance sur lui.

Si l’être humain devait être privé du libre arbitre, il serait privé du même coup de ses facultés créatives, de jugement, de son esprit d’entreprise, etc. toutes choses qui font de l’homme un être distinct de l’animal et quelqu’un de personnel et unique. La suppression du libre arbitre entraînerait ainsi la disparition de l’être humain en tant que tel.

D’autres personnes se demandent s’il n’est au fond pas trop difficile pour l’être humain de savoir ce qui est juste et ce qui est faux, et par là ce qui est conforme aux lois ou non. Au premier abord, devant la complexité de certaines situations ou de certains problèmes, on pourrait croire que oui. Mais au fond de lui, l’être humain possède dès l’origine des facultés intuitives qui lui permettent de ressentir très exactement ce qui est juste, bon et bien, et de le distinguer de ce qui est faux, mal et destructif. Le critère à appliquer pour décider et agir juste est d’ailleurs bien connu et facile à saisir par chacun : ne jamais faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse. Cela correspond à avoir de l’amour pour son prochain.

D’ailleurs, de petites erreurs n’amènent que de petits désagréments. Ceux-ci permettent de prendre conscience sans grande souffrances de la voie erronée prise. Des souffrances plus vives n’arrivent que si l’on persévère dans l’erreur, et elles s’amplifient de plus en plus en fonction de l’énergie avec laquelle on les commet.

Lorsque ces souffrances deviennent trop grandes, l’être humain se demande alors pourquoi Dieu permet que de telles souffrances existent. Il devrait cependant plutôt se demander pourquoi il tolère de lui-même toutes ces décisions erronées qu’il prend et qui lui apportent souffrance après souffrance.

S’il les prend, ce n’est certainement pas par plaisir, mais comme en beaucoup de choses, par ignorance ; une ignorance qui engendre un refus de prendre en considération la réalité de l’existence de la loi de cause à effet, appelée aussi loi des semailles et des moissons.

Ce que tu sèmes, tu le récolteras

La loi de cause à effet fait que chaque événement, acte, décision, etc. engendre obligatoirement un effet et réciproquement qu’un effet est nécessairement précédé d’une cause. En langage populaire on dit : il n’y a pas de fumée sans feu. Cette loi n’agit pas seulement au niveau matériel mais également au niveau spirituel. Elle s’exprime alors en disant : ce que tu sèmes, tu le récolteras. Tout ce qu’en tant qu’esprit et à l’aide de notre libre arbitre nous décidons de faire, dire ou penser, sont des semailles qui engendrent quelque chose que nous devons récolter par la suite.

Lorsque quelqu’un agit contre les lois, il peut voir les effets directs de son erreur. Par exemple, la peine qu’il cause à son prochain en lui manquant de respect. Constatant tout de suite le résultat de ses actes, il peut ressentir que son comportement était erroné et décider de modifier sa manière d’agir.

S’il ne le fait pas sur le moment, il pourra aussi le faire plus tard. En effet, la loi de semailles et de moisson lui donne une autre possibilité en lui ramenant une situation dans laquelle on lui manquera de respect. La loi spécifie en effet bien que celui qui sème est également celui qui récolte.

Cette récolte peut venir des mois ou des années plus tard, voire dans une incarnation ultérieure. Les récoltes, appelées aussi « retours karmiques », sont en effet liés à l’esprit qui a pris les décision, et cet esprit survit à la mort du corps terrestre. Ce qu’il a semé dans une vie, peut donc lui revenir dans une autre. C’est ce que l’on appelle le destin. Celui-ci n’est donc pas arbitraire, mais uniquement le résultat de ce qui a été semé par la personne concernée et qu’elle n’a pas encore reconnu comme faux.

Les retours karmiques, qui peuvent ramener beaucoup des souffrances à certains, mais également beaucoup de joies si l’on agit dans les lois, n’a pas pour but la destruction de celui qui les a engendrés, mais son éducation. En vivant sur lui-même ce qu’il a fait aux autres, la personne qui est à l’origine de la récolte, peut prendre conscience du caractère néfaste ou bénéfique de ce qu’elle a semé, parce qu’elle en ressent les effets sur elle-même.

La souffrance n’est donc pas créée par Dieu, mais quelque chose que les lois peuvent ramener, pour autant qu’elle ait été semée auparavant par l’homme. Pour certains, elle est un passage obligé qu’ils se créent par leur décisions.

Mais peut-on pour autant dire que Dieu tolère la souffrance ? Non. Au contraire, c’est parce qu’Il ne tolère pas la souffrance dans sa création et pour ses créatures en général, qu’Il tolère que des individus qui l’ont engendrée et qui la répande, la goûte sur eux-mêmes, afin de s’en écarter à l’avenir.

Innocence et responsabilité

Le propre d’une loi de la nature est d’agir de manière constante et immuable dans le temps, sans aucune déviation ni exception, ce qui exclut tout arbitraire et favoritisme.

La loi des semailles et des moissons est donc parfaitement exacte et juste. On ne récolte que si l’on a semé et que ce que l’on a semé. Personne ne peut récolter par erreur les retours karmiques de quelqu’un d’autre, ni prendre sur lui les erreurs que d’autres ont commises, cela serait contraire à la loi. Tout ce qui nous arrive, nous l’avons rendu possible par nos décisions.

Affirmer le contraire et dire que l’injustice règne, que ceux qui souffrent sont innocents, reviendrait aussi à affirmer que les lois de la création ne sont pas parfaites et par conséquent, que l’auteur de ces lois ne le serait pas non plus, ce qui est à nouveau en opposition avec la notion que nous avons de Dieu.

Les retours karmiques sont donc toujours justes, même si l’on ne se souvient plus du pourquoi de ces retours. Etre conscient du pourquoi n’est d’ailleurs pas indispensable, car l’essentiel est avant tout de tirer la leçon des situations auxquelles nous sommes confrontés.

Dans la mesure où l’on considère que cette loi est une réalité, il en ressort que toute personne qui vit une souffrance, que celle-ci soit petite ou grande, est le responsable de cette souffrance parce qu’il l’a engendrée dans le passé d’une manière ou d’une autre. La question de savoir pourquoi Dieu tolère que tant d’innocents souffrent est donc mal posée, car il ne s’agit pas d’innocents. Dieu au contraire ne tolère pas que l’innocent soit touché par un retour karmique qu’il n’a pas engendré, et la loi des semailles et des moissons veille à ce que cela ne soit jamais le cas.

Les victimes des catastrophes naturelles

Les victimes des catastrophes naturelles ont donc semé un jour quelque chose qui les amènent, à l’heure de la récolte, à être dramatiquement atteintes par un bouleversement de la nature.

Beaucoup de gens n’admettent pas cela car ils ne comprennent pas comment l’homme peut récolter un tsunami par exemple alors qu’il est dans l’incapacité d’en semer un. La loi de cause à effet serait-elle ici prise en défaut ?

Ce qui compte lors d’un retour karmique n’est pas la forme extérieure de l’événement, mais le vécu intérieur. Or, le sentiment de détresse que l’on ressent lorsque l’on a tout perdu et les remises en question que cela entraîne peuvent tout aussi bien avoir lieu lors d’une catastrophe naturelle que d’une guerre, d’un incendie, d’une crise économique, etc. ce n’est donc pas un tsunami qui a été semé et qui maintenant est récolté, mais une situation particulière à l’intérieur de ce grand événement qu’est un tsunami ; et les situations qu’un tel événement apporte sont très nombreuses.

Pour n’en mentionner que quelques unes : peur, froid, faim, blessure, perte de ses proches, de ses possessions, de son travail, de sa confiance en soi, de ses espoirs, etc.

Ces situations sont d’autant plus nombreuses qu’une expérience unique, la destruction de son chez soi par exemple, peut être vécue de manière très diverses par ceux qui sont dans cette situation. Chacune des personnes concernées la vit en fonction de sa personnalité propre. Ce que l’une ressentira comme une catastrophe ne sera perçu par une autre que comme un inconvénient passager, ce qui fera perdre ses repères à l’un n’atteindra l’autre que dans ses projets.

Les personnes qui vivent une même catastrophe naturelle n’ont donc pas toutes semées la même chose, mais elles récoltent le fruit de leurs semailles à la faveur d’un événement unique.

Bien que les catastrophes naturelles soient violentes et dévastatrices cela ne signifie pas que les personnes touchées soient nécessairement des gens qui ont fait beaucoup de mal. D’une part, parce qu’il y a une différence entre l’événement global et les multiples situations qui en résultent. Parmi ces dernières, certaines sont violentes, d’autres moins. D’autre part, le vécu de chacun dépend des caractéristiques de l’esprit. Si quelqu’un est de bonne volonté et réveillé spirituellement, il n’a besoin que d’un retour karmique léger pour prendre conscience de ses erreurs, alors que celui qui, sans être mauvais, est fermé intérieurement ou tout simplement endormi devra être secoué plus fortement pour être réveillé.

Désespoir ou résilience ?

Contrairement à ce que l’on imagine souvent, les sentiments qu’engendrent les catastrophes naturelles ne sont pas seulement le désespoir, les découragement et la perte de la joie de vivre. Chez une partie des personnes atteintes ce sont des sentiments opposés qui s’éveillent : elles prennent goût à la vie, sont pleines de courage et d’enthousiasme, et reconnaissantes pour ce qu’elles ont encore. A l’instar de ces malades qui disent qu’ils n’ont pleinement vécu et apprécié d’exister qu’à partir du moment où ils sont tombés malades, ces personnes se réveillent à la vie et à tout ce qu’elle leur offre. Elles prennent conscience de beaucoup de choses qu’elles négligeaient jusque là et leur priorité et leur échelle de valeurs de modifient.

« Les catastrophes naturelles ramènent toujours à l’essentiel » pouvait-on lire très justement dans certains journaux après le tsunami de décembre 2004. Elles sont, comme tous les événements douloureux qui nous atteignent, l’occasion de reprendre la juste mesure des choses.

Une de celle-ci est de prendre conscience que la manière de nous comporter dans la création n’est pas indifférente.

Christopher Vasey

Article basé sur les connaissances du Message du Graal